
« Pour la paix et une vie digne »
Réuni en Conseil national le 9 mai 2026, le Parti communiste français a adopté une résolution intitulée « Pour la paix et une vie digne, refusons de payer la crise capitaliste et préparons l’avenir ». Dans un contexte mondial marqué par les guerres, l’explosion des inégalités et l’aggravation de la crise sociale, le PCF assume une ligne claire : refuser que les travailleurs paient une nouvelle fois les conséquences d’un système capitaliste à bout de souffle.
Une crise mondiale nourrie par le capitalisme
Pour les communistes, les conflits actuels ne tombent pas du ciel. Ils sont directement liés à la concurrence économique mondiale pour les ressources, l’énergie, les technologies et les marchés. La résolution pointe la montée des affrontements impérialistes et la militarisation croissante des relations internationales.
Le texte dénonce notamment les conséquences dramatiques des politiques menées au Moyen-Orient, en particulier par l’administration Trump et le gouvernement d’extrême droite de Benyamin Netanyahou. Le PCF rappelle également son soutien au peuple palestinien et au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
Refuser l’austérité et défendre les conquis sociaux
Face à cette situation, le PCF accuse le gouvernement français de poursuivre les mêmes recettes libérales qui aggravent les inégalités : attaques contre les services publics, remise en cause des droits sociaux et austérité budgétaire. Le PCF cite notamment les attaques contre le 1er mai, jour férié historique du mouvement ouvrier, comme symbole d’une offensive plus large contre les conquêtes sociales.
La résolution appelle donc à une mobilisation populaire et syndicale pour imposer une autre répartition des richesses : hausse des salaires, défense des retraites, développement des services publics, réindustrialisation et protection de l’emploi.
Une autre mondialisation fondée sur la coopération
Le PCF défend également une rupture avec les logiques de libre-échange et de domination financière internationale. Le texte propose l’ouverture de grandes négociations internationales pour construire un modèle fondé sur la coopération plutôt que sur la concurrence généralisée. L’objectif affiché est clair : sortir d’un système économique qui organise la mise en concurrence des peuples et nourrit les guerres.
Faire grandir une alternative populaire
Cette résolution s’inscrit dans la préparation du prochain congrès du PCF, il y réaffirme sa volonté de porter un « communisme de conquête », centré sur les luttes sociales, la souveraineté industrielle, les nationalisations stratégiques et la paix. À contre-courant des discours guerriers et des politiques d’austérité, les communistes veulent remettre au centre les besoins humains : le droit à la paix, à l’emploi, à la santé, à l’éducation et à une vie digne.
© 2026 - La Dépêche de l’Aube
Création : Agence MNKY