
La guerre ne fait pas que des heureux : avec la guerre au Moyen Orient, si Total a engrangé une fructueuse spéculation de 5,8 milliards de dollars pour le premier trimestre, plus 50% sur un an, c’est au détriment de millions de Français. Attirée par l’odeur du pétrole et du fric, la spéculation de Total bat son plein. Cette multinationale qui génère des milliards d’euros de bénéfices sans payer d’impôts ou presque… la totale !
L’immoralité du capitalisme est toujours invitée au mariage de la guerre et du profit. Elle en connaît bien tous les rouages afin d’engranger des bénéfices colossaux et peu importe si le prix à la pompe pèse lourdement sur le dos des travailleurs, de la population, des petites entreprises.
Pendant que les pétroliers et leurs actionnaires s’en mettent plein les poches, la réponse politique n’est pas à la hauteur. Cherchant à masquer la responsabilité des grands groupes dans l’explosion des prix du carburant, le projet proposé par Lecornu visait à encadrer les marges des stations-service jusqu’au 31 aout, c’était une tentative de diversion pour ne pas toucher aux profits des entreprises profiteuses de guerre.
Sébastien Lecornu pour calmer les tensions, a accordé une aide sectorielle ciblée, aux transporteurs, agriculteurs et pêcheurs, ainsi qu’aux grands rouleurs. Il exclut toutes nouvelles aides directes pour les ménages ; coût de l’opération 330 millions. Un dé à coudre comparé aux profits engrangés par Total.
La publication des bénéfices records de Total Energie a forcé Lecornu à appeler la multinationale à « redistribuer » d’une manière ou d’une autre ses profits exceptionnels. Une déclaration hypocrite, lui qui a tout fait pour protéger les profits de la multinationale. La réponse fut un refus du PDG Patrick Pouyanné, refusant de lâcher la moindre miette du gâteau, lui qui avoue déclarer 5,5 millions sur sa déclaration d’impôts. Tout est dit !
Louis Michel
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