
Le sang bleu couleur bleuâtre sous une peau blanchie d’oisiveté attira sans doute le regard du président du RN. Comme dit l’adage, l’amour préfère ordinairement les contrastes aux similitudes, attirance et différence une fois de plus font bon ménage.
La liaison entre Jordan Bardella qui a grandi dans le 9-3 et sa dulcinée Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles, duchesse de Calabre et de Palerme, descendante de Louis XIV en est une démonstration. Il y a-t-il plus de noblesse dans un chou fraîchement cueilli que dans un homard surgelé, allez savoir ?
Il y a un vide abyssal entre sa bien-aimée, connue pour son goût des sociétés offshores des Bahamas, suisses, etc. considérée comme l’une des héritières les plus riches de sa génération qui mène une vie haut de gamme entre Monaco, Paris, Saint-Maurice et Dubaï et lui, qui prétend représenter le camp des gens du peuple et qui a consacré tant d’efforts à vendre sa légende de gamin modeste. Le voilà très éloigné de la réalité vécue par les Français que le patron du RN souhaite convaincre. Pour lui, l’amour n’est pas aussi délicat que l’amour propre.
En officialisant cette relation, le président du RN assume mettre le pied dans un monde aux antipodes de l’image qu’il souhaitait se construire. De sa vie privée il fait ce qu’il veut, c’est son plein droit, mais tenir la main de l'héritière multimillionnaire d'une famille royale ne colle pas vraiment avec le discours anti-élites du RN, qui cherche à séduire la France des oubliés.
Le côté comique de l’affaire, si notre bellâtre par malheur accédait aux fonctions suprêmes de la République et s’il épousait la belle, certes un scénario très hypothétique, notre roturier pourrait, en plus, prendre le titre de duc consort. Pas facile quand on est un vermisseau d’être amoureux d’une étoile !
Michel Grossmann
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