
Nous étions 200 à crier ces mots sous les fenêtres de la mairie de Troyes, lundi 26 octobre, à l’appel, entre autres, du MRAP, de la LDH et de la CGT.
Comme le capitalisme ou le réchauffement climatique, le racisme tue !
Cet acte terroriste, cet assassinat à Trappes, porte en ses entrailles le pire de ce que la politique peut déclencher, de ce que l’être humain peut créer. Car, ne nous y trompons pas, cet acte odieux commis par Kévin T. n’est pas seulement le fruit d’un déséquilibre : nombre d’acteurs et d’actrices politiques d’extrême droite ne peuvent se cacher derrière leur petit doigt. Ils portent une responsabilité politique dans le climat de haine, par ce qu’ils véhiculent depuis toujours.
Quelques exemples parmi tant d’autres…
Jordan Bardella qui, tranquillement, sur un plateau de télévision — que je ne nommerai pas —, nous affirme que Trappes est un laboratoire islamiste ! J’en passe et des meilleures. En disant cela, il met le feu aux poudres. Lors de leur congrès, lui et sa Marine ultranationale n’ont d’ailleurs pas eu un mot pour les victimes. Cette indifférence en dit long.
Éric Zemmour, le 18 octobre, assène, sans aucune contradiction des chroniqueurs et du présentateur présents, que les violences urbaines sont le véritable visage du « grand remplacement ». Rien que ça ! Il n’est pourtant jamais venu rencontrer la jeunesse éclairée qui est à la manoeuvre de ce mouvement.
Dans l’Aube aussi, nous avons de la mémoire
En décembre 2024, une enquête du média Les Jours, relayée par la presse locale, citait Jordan Guitton parmi les membres d’un groupe Facebook où étaient publiés des messages racistes et des appels au meurtre. Le député avait déclaré avoir rejoint ce groupe pour promouvoir la fédération RN de l’Aube, sans suivre les publications, puis l’avoir quitté après avoir été alerté par un journaliste. Il avait condamné les messages et nié toute responsabilité dans leur publication. Reste une question politique : comment prétendre avoir rompu avec l’extrême droite raciste lorsque de tels contenus circulent dans un groupe fréquenté par des élus de son parti ?
Et tout cela est accompagné, parfois orchestré, par des médias à la complaisance complice. Des médias tenus par des multimilliardaires qui s’accommoderaient bien de l’arrivée du RN au pouvoir en 2027. Il n’y a pas à dire, il y a une ambiance des années 1930 dans l’air !
David Morin
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