
La sécurité est un droit fondamental, une condition essentielle de l’exercice des libertés individuelles, un pilier du pacte républicain. Or il n’y a plus d’endroit sur le territoire national où l’insécurité ne gangrène pas l’existence des citoyens et principalement dans les quartiers populaires.
Curieusement, droite et extrême droite prétendent qu’elles sont les chantres de la sécurité, mais la droite n’en a pas le monopole. Il faut noter que c’est sous le règne de Nicolas Sarkozy que 10.000 postes de policiers ont été supprimés, ainsi que la police de proximité qui avait pour but d’apaiser le « sentiment d’insécurité » en faisant côtoyer quotidiennement policiers au plus près des citoyens.
Quant au bluff du RN en matière de sécurité, pour conquérir des mairies, il avait joué la carte de la sécurité en mettant en scène des maires-cherifs. Mais hélas, il apparait d’ores et déjà au grand jour que dans les villes qu’il administre « via notamment des polices municipales pléthoriques et surarmées », les bilans disponibles montrent qu’il n’y existe pas de baisse significative et mesurable de la délinquance. Sa ligne sécuritaire, n’est qu’une compilation de slogans simplistes qui séduit une partie de l’opinion publique, inquiétée qui plus est par les médias qui se pourlèchent du sensationnel.
La sécurité des citoyens est une mission fondamentale de l'État. Elle ne peut être déléguée toujours plus aux collectivités locales sans risquer de créer une sécurité à deux vitesses, inégalitaire et inefficace. La Police municipale a un rôle à jouer, mais en complémentarité avec la Police nationale, et non en substitution.
Sans compter que mettre une police armée sous les ordres d’un maire RN ? c’est comme laisser un pistolet chargé à la portée d’un enfant.
Michel Grossmann
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