
Pour ceux qui seraient impatients de voir le RN accéder au pouvoir, pour leur donner un avant-goût de comment se ferait la gestion du pays, il suffit de regarder à la loupe la gestion municipale des maires RN pour en avoir un aperçu. Cela leur éviterait d’avoir une surprise désagréable due à la désillusion provoquée par les promesses qui ne seront pas tenues.
Lors des récentes élections municipales, à peine élus, plusieurs édiles lepénistes se sont empressés de marquer leurs communes du sceau de leur idéologie. Avec le RN la liberté des associations prend du plomb dans l’aile en voici quelques exemples. À Carcassonne, il y eut la suppression des crédits à la Ligue des droits de l’Homme, au Pontet dans le Vaucluse, c’est la fin de la gratuité des cantines et la suppression des aides au centre communale d’action sociale, à Hayange le Secours populaire a été expulsé de ses locaux, à Hénin-Beaumont, le maire RN a choisi de faire de la privatisation une priorité : crèche, funérarium, piscine. Dans une espèce de Frexit local, la démonstration de la bêtise sans nom dans la suppression des drapeaux européen et ukrainiens aux façades des mairies de Carcassonne, de Cagnes sur mer, d’Harnes et de Canohès. Un geste anti-européen symbolique, mais tout en gardant les subventions de l’UE.
Les mairies détenues par les maires d’extrême droite, deviennent un véritable laboratoire politique permettant d’observer comment l’exercice du pouvoir local par le RN affecte les relations avec la société civile.
Ces décisions publiques portent directement sur des domaines essentiels de la collectivité et sont prises en mettant en question l'action associative et citoyenne, dans le domaine sportif, social et culturel.
En parallèle, la sécurité devient un spectacle permanent. Ça rassure, ça occupe, ça détourne l’attention !
Louis Michel
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