
Ma France ne connaît qu’un seul peuple. Fort de son histoire, pluriel dans ses identités, il forme un seul et unique collectif politique, composé de femmes et d’hommes de toutes conditions et de toutes générations « sans distinction d’origine, de race ou de religion ».
Ce peuple s’est constitué comme tel à travers un projet politique commun, hérité de sa Révolution, des grandes luttes pour sa liberté et de ses grandes conquêtes sociales. Ce projet, c’est celui de la République, laïque et sociale.C’est ce projet qui est attaqué par l’extrême droite d’abord qui, comme elle en a l’habitude mortifère, alimente les divisions des classes populaires par l’ethnicisation des rapports sociaux. Nourrissant les peurs, attisant la haine et la xénophobie, elle nie les discriminations en se prévalant indûment de la promesse républicaine…
C’est ce projet qui est attaqué aussi par des décennies de politiques libérales qui ont appauvri la France et la très grande majorité de nos concitoyens, enrichissant au-delà de toute imagination possible une poignée de milliardaires qui ont saccagé le pays, privatisé et monopolisé ses richesses au détriment de l’égalité et donc de la possibilité même de la fraternité. Ce grand appauvrissement social, éducatif, sanitaire, industriel, démocratique qu’ils ont organisé est un venin aussi mortel pour notre République que celui de la haine et de la violence que l’extrême droite diffuse…
La « nouvelle France » portée par Jean-Luc Mélenchon enferme les individus dans des déterminismes culturels, géographiques ou générationnels au lieu de les fédérer sur la base de leurs aspirations partagées à la justice et à l’égalité. Elle organise la division et détourne les forces vives du seul enjeu décisif : celui de construire un projet collectif fondé sur des intérêts communs et de construire un large rapport de force unissant le monde du travail face au capital. …
Le peuple de France, celui que j’aime, est fier de ses luttes sociales, des congés payés, de la retraite à 60 ans, autant que de ses combats contre le colonialisme et pour la liberté des peuples. Nous avons su nous débarrasser de la monarchie, puis du nazisme. Nous devons désormais nous libérer du capitalisme pour reconstruire une France libre et indépendante …
La « nouvelle République » que nous devons bâtir doit permettre à chacun de se reconnaître dans une identité commune : une identité politique choisie et non assignée. C’est en faisant de l’être humain, la priorité de tous nos choix que nous construirons cette nouvelle République, bannissant le racisme comme l’antisémitisme, s’attaquant aux inégalités sociales, rassemblant les exploités de toutes origines, de tout genre, pour transformer le réel.
FABIEN ROUSSEL
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