
Sport et élections municipales
Héritage antifasciste, la Fédération Sportive et Gymnique du Travail (200 000 licenciés en France), présente son plaidoyer pour les municipales 2026 avec une thèse simple : le sport associatif est une politique publique, se jouant dans les budgets, l’accès aux équipements, les critères d’attributions et la reconnaissance du bénévolat.
Elle part du constat que si l’on veut un sport ouvert à tous, il faut regarder ce qui le rend possible, rappelant que les municipalités sont des actrices de démocratie locale.
Frontière politique
La FSGT fixe une frontière, elle présentera ses propositions aux candidats de l’arc républicain et ne rencontrera pas le Rassemblement national. Un principe pour ne pas tourner le dos à son histoire. Dans les communes dirigées par l’extrême droite, la vie associative, le service public sont malmenés, voire sacrifiés au profit de projets identitaires.
Le rôle des municipalités
La FSGT insiste sur le rôle des municipalités dans la promotion des libertés associatives. La confiance doit être le socle préalable à une coopération efficiente et sereine.
La Fédération plaide pour la rénovation et la construction d’équipements de proximité et pour favoriser la mise à disposition gratuite des infrastructures tout en garantissant l’égalité de traitement entre les clubs.
Elle met en lumière un autre mécanisme : l’égalité homme femme.L’enjeu est structurant, il est logistique, pratiquement administratif. L’accessibilité doit être universelle avec une intégration des objectifs écologiques dans la rénovation.
Financer la continuité
Le second levier municipal est financier et pensé à longue échéance. La fédération alerte sur la fragilisation du mouvement associatif part les coupes budgétaires successives. Le temps est venu de privilégier le soutien financier au fonctionnement global des associations plutôt que de financer des projets, ceci afin de permettre une visibilité pluriannuelle et permet d’accueillir, de former, de structurer sur la durée.
Parallèlement, la FSGT défend la création d’espaces structurés de concertation, l’élaboration d’un projet associatif municipal. Enfin, elle rappelle que la co-construction ne doit pas seulement venir de l’initiative des municipalités mais que les associations doivent elles-mêmes créer cet espace s’il n’existe pas. Rassemblées, elles produisent une parole politique.
La FSGT met sur la table une définition exigeante du sport associatif comme service public local supposant des moyens, des règles claires, une égalité d’accès et la liberté d’organisation. Les municipalités doivent coopérer et non pas contrôler.
Dany Bouteiller
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