NON À LA GUERRE

NON À LA GUERRE

12 mars 2026
Catégorie(s) :

Dire que Trump souffre d'incontinence verbale est un euphémisme. Dimanche dernier il disait en parlant des Iraniens « nous sommes en train de les massacrer » ; le lendemain « nous sommes en train de les mettre en pièces », utilisant ainsi le lexique du narcotrafiquant mexicain El Chapo. Car Trump vit cette guerre, ou plutôt ce massacre, dans ses tripes : « J'avais peur de m'ennuyer, mais je ne m'ennuie pas ». Il n'est évidemment pas question pour lui de préparer la démocratie en Iran mais de s'emparer du pétrole iranien, ambition partagée par le Premier ministre israélien, et de mettre au pouvoir un homme - forcément - qui serve ses intérêts. Peu importent les conséquences pour les humains, l'essentiel est l'intérêt du Capital.

Alors, entendre le Premier ministre espagnol condamner l'offensive américano-israélienne contre Téhéran et, pire, refuser aux Américains l'utilisation de leurs bases en Andalousie pour attaquer l'Iran, c'en était trop pour l'aspirant Prix Nobel de la Paix. Il fallait montrer à cet allié « terrible » - petite baisse de forme lexicale - qu'on ne résiste pas à Trump. Et d'évoquer la rupture des relations commerciales. Même pas peur des représailles du côté espagnol. Pedro Sanchez a fait une réponse humaniste, magnifique de sobriété et d'efficacité : « il est naïf de penser que les démocraties [...]naissent des ruines, ou encore de penser que l'obéissance aveugle et servile est un acte de leadership », jugeant « inacceptable que des dirigeants[...] utilisent l'écran de fumée de la guerre pour dissimuler leur échec » C'était à l'adresse de Trump mais aussi de ses collègues de l'UE qui n'osent pas ou ne veulent pas dire à Trump « Non à la guerre » , qui n'osent pas ou ne veulent pas « demander la cessation des hostilités et une résolution diplomatique ». Mais E. Macron a une excuse : en 2022, pour pouvoir faire d'une nomination d'ambassadeur le fait du prince, il a dissous le corps diplomatique.

 

Partager l'article :

Les dernières actus

L’ÉCHEC D’UN MODÈLE DE SANTÉ SOUMIS AU PRIVÉ

Hôpital privé de Troyes La situation de l’Hôpital privé de l’Aube (HPA), ex-clinique de Champagne à Troyes, révèle les dérives d’un système de santé soumis aux logiques financières. Comme l’a indiqué son directeur dans un...

DANS L’AUBE COMME PARTOUT EN FRANCE, UNE VICTOIRE DU MONDE DU TRAVAIL

1er Mai Sous la pression de la mobilisation, le gouvernement a annoncé renoncer à sa loi contestée. Ce recul constitue un succès significatif pour les salariés, les retraités et la jeunesse. Dans l’Aube, les manifestations...

LE MARIAGE DE LA CARPE ET DU LAPIN

Le sang bleu couleur bleuâtre sous une peau blanchie d’oisiveté attira sans doute le regard du président du RN. Comme dit l’adage, l’amour préfère ordinairement les contrastes aux similitudes, attirance et différence une fois de...
1 2 3 540

Vous ne voulez rater aucun numéro de la Dépêche ?

Abonnez-vous, vous recevrez chaque numéro dans votre boîte aux lettres.
Je m'abonne

© 2026 - La Dépêche de l’Aube

Création : Agence MNKY

magnifiercrossmenuchevron-down
linkedin facebook pinterest youtube rss twitter instagram facebook-blank rss-blank linkedin-blank pinterest youtube twitter instagram