
Conseil municipal de Troyes
Lors du dernier Conseil municipal, Anna Zajac, élue communiste à la mairie de Troyes, est longuement intervenue pour dénoncer un budget 2026 qu’elle juge marqué par « la continuité des choix de droite » et insuffisant face aux urgences sociales, écologiques et démocratiques de la ville.
Dans un contexte national marqué par les incertitudes budgétaires et les restrictions imposées aux collectivités, elle a rappelé que si les recettes de fonctionnement de la ville progressent, la réalité sociale troyenne reste alarmante : près d’un tiers de la population vit dans la pauvreté ou à sa limite. Elle a insisté sur la dégradation des services publics, les difficultés d’accès aux soins, au logement social, à une alimentation de qualité et à des transports répondant réellement aux besoins des habitants.
Anna Zajac a également critiqué les priorités municipales en matière de sécurité, estimant que la multiplication des policiers armés et des caméras de surveillance ne peut se substituer à une politique fondée sur la prévention, l’éducation et la proximité. Selon elle, la tranquillité publique doit reposer d’abord sur des moyens humains et sociaux plutôt que sur une logique exclusivement sécuritaire.
Concernant les écoles et la création de l’école internationale, l’élue communiste déplore le manque d’ambition pour les autres établissements scolaires, notamment face aux enjeux climatiques. Elle appelle à accélérer la végétalisation avec la création d’ilots de fraîcheur et la désimperméabilisation des cours d’école, ainsi qu’à la rénovation thermique des bâtiments afin d’assurer de meilleures conditions pour les enfants et les équipes éducatives.
Autre point d’alerte : le devenir du patrimoine municipal.
Anna Zajac s’inquiète des dépenses engagées pour certains achats immobiliers sans projet clairement défini, tout en dénonçant l’absence de concertation autour de la maison Fernand-Doré, lieu chargé d’histoire et de mémoire de la Résistance. Elle plaide pour un large débat citoyen sur l’avenir de ce bâtiment, alors que l’hypothèse d’une vente suscite de vives inquiétudes.
Enfin, lors du débat sur l’électrification de la ligne ferroviaire Paris–Troyes, dossier attendu depuis des décennies, elle a rappelé que si la modernisation est nécessaire, l’explosion du coût - passé d’environ 320 à 500 millions d’euros - pèse lourdement sur les collectivités locales. Elle regrette que ces surcoûts se fassent au détriment d’autres investissements essentiels, notamment pour les mobilités du quotidien.
Au terme de son intervention, elle a confirmé son vote contre le budget, appelant à une politique municipale plus solidaire, plus écologique et plus attentive aux besoins réels des Troyennes et des Troyens. Ce changement est espéré par de nombreux habitantes et habitant. Pour cela une solution : se munir de son bulletin de vote au mois de mars prochain !
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