
Chaque jour les députés RN nous surprennent par leurs absurdités sans nom. Une fois de plus, un des leurs, Mathias Renault député de la Somme, s’est fait remarquer par une bévue, qui aurait pu être drôle, si elle ne révélait pas cette aversion profonde contre les mouvements LGBT et la culture, véritable fond de pensée du Rassemblement National.
Notre député, en plein débats budgétaires, animé par un sentiment d’antipathie violente, déposa un amendement pour dénoncer la subvention attribuée au festival « Les Trans Musicales ». Il l’assimilait à une association "idéologique et militante" LGBT. Le ridicule ne tue pas sinon les bancs du groupe Rn à l’assemblée auraient des espaces vides. Au seul mot « trans », d’emblée, comme le chien de Pavlov, il eut un réflexe conditionné, fonça tête baissée, et s’empêtra dans un ridicule sans nom, ne faisant pas la différence entre le « festival Trans Musicales » et une manifestation transgenre.
Cette fixation impulsive, fait penser à celle d’Hermann Göring qui disait « quand j’entends le mot culture, je sors mon revolver ». Coutumiers du fait, leur aversion pour l’homosexualité, il suffit de se remémorer les votes au Parlement européen comme à l’Assemblée nationale, des élus du Rassemblement national qui ont systématiquement voté contre ou se sont abstenus lors des votes en faveur des droits LGBT. Cette réaction épidermique du député RN, c’est la partie visible de l’iceberg, et démontre l’obsession maladive qu’a ce parti sur la transidentité et l‘inquiétante conception de la culture.
On sait que les programmes du RN contiennent peu de propositions en matière culturelle. Pour preuve, le contre-budget présenté le 23 octobre dernier promettant 57 milliards d’euros de baisse sur de « mauvaises dépenses », parmi celles-ci, les financements aux associations culturelles.
La culture est un antidote à la violence, elle invite à la compréhension d’autrui et féconde la tolérance, c’en est trop pour le RN. Dans les programmes du RN, la culture joue un rôle dérisoire. Le mot culture n’apparait pas une fois dans le programme de Bardella aux élections régionales d’Île de France. La politique culturelle du parti d’extrême droite incarne une résistance à la culture de masse et à l’art contemporain.
Dixit un critique d’art du parti avait déclaré « les oeuvres élitistes ressemblent à des spermatozoïdes géants et à des os de poulets dessinés par des enfants de 5 ans », quant à Marion Maréchal-Le Pen, lors d’un discours à la conception pétrifiée et identitaire de l’art moderne, elle avait déclaré « nous pensons que l’art ne doit pas se résumer à deux points rouges sur une toile pour émerveiller dix bobos ».
Je ne sais plus qui disait « un esprit non cultivé est un esprit en jachère ». Avec le RN, la récolte n’est pas pour demain.
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