
La respectabilité du RN n’est en fait qu’un grossier vernis, qui, quand on le gratte laisse apparaitre des élus peu reluisants, des candidats épinglés, pour des propos racistes, antisémites et homophobes ou pour leur proximité avec des groupuscules radicaux. Des « brebis galeuses » selon les propres paroles de Bardella. D’après certaines enquêtes, il y aurait encore, près d’une centaine de parlementaires ou élus locaux du RN du même acabit, confortablement installés au sein de nos institutions. Lors des législatives de 2024, Bardella, le bellâtre, avait promis de mettre en place un processus de sélection, écartant les candidats aux profils qui font tache. Le comble, c’est que malgré les propos des dirigeants du RN, qui ont martelé dans la presse, qu’ils avaient bien retenu la leçon de 2024, il s’avère que plusieurs candidats aux propos litigieux, ont encore été investis pour les prochaines élections municipales.
Depuis l’origine, les brebis galeuses on connait au RN ! Quand parmi ses fondateurs, on trouve les Gaultier, Bousquet ancien membre de la Waffen-SS, légitimement on est en droit de se poser la question pour ceux qui perpétuent les idées d’un tel parti ! Est-il possible de séparer le bon grain de l’ivraie ? Le berger Bardella a gardé dans sa bergerie quelques moutons noirs qui pourront continuer de créer un climat toxique, aux propos sulfureux dans nos assemblées sans que cela le gêne plus que mesure. Cela révèle que la “dédiabolisation” du RN a des limites. Marine Le Pen a tenté de donner une image de respectabilité a son parti, avec un groupe parlementaire aseptisé. Mais malgré les paroles choisies, les discours policés, le diable est toujours et encore dans les détails. Les vieux démons sont et seront toujours dans l’ADN des gens du RN.
Michel Grossmann
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