
Israël a commis un génocide sans nom en Palestine, Poutine a bousculé les frontières de l’Ukraine en massacrant les populations civiles et Trump fait enlever le président vénézuélien en exercice. Tous ces actes ont été commis au mépris des principes les plus fondamentaux du droit international et du droit des peuples à vivre libre et en paix.
Nous assistons à la création d’un nouvel ordre mondial où les lois et le droit sont supplantés par la raison du plus fort. Cela ressemble à s’y méprendre à des agressions de type colonial. Certes à entendre tous ces va-t-en-guerre, ils ont de bonnes raisons pour agir ainsi. Pour l’un, c’est reprendre un territoire appartenant à la Russie ancestrale, pour l’autre, c’est pour lutter contre le terrorisme et le dernier c’est pour lutter contre les narcotrafiquants.
Personne n’est dupe, derrière ces arguties proférées par les envahisseurs, l’accaparement d’espace vital et l’exploitation des richesses naturelles sont bien la cause de leurs exactions. Macron, notre « Jupiter de poche » n’a pas dit mot sur l’enlèvement illicite de Nicolas Maduro par la force, lors de l’intervention américaine qui piétine toutes les règles. Mais il déclare « La transition à venir doit être pacifique, démocratique et respectueuse de la volonté du peuple vénézuélien.» des conseils qu’il ferait bien, d’ailleurs, de suivre lui-même pour son propre peuple.
Quoique l’on pense de Maduro, cette agression est un acte grave. Les USA n’en sont pas à leur premier coup d’essai, il suffit de se souvenir de l’invasion de l’Irak et de la chute de Saddam Hussein, on connait la suite avec la déstabilisation de la région et l’Irak qui est devenu un sanctuaire du terrorisme, sans oublier le rôle de la CIA dans l’exécution du putsch militaire contre Salvador Allende.
Devant cet état de fait, la voix de la France aurait dû s’élever, mais le silence irresponsable de Macron, décrédibilise la France et sonne comme un aveu d’impuissance. Il s’est agenouillé devant Trump et a fait son service après-vente. Depuis notre retour dans l’OTAN, inféodée aux USA, les options politiques choisies par notre diplomatie ont perdu de leur capacité de manoeuvre et ont peine à être entendues.
La méthode employée par Trump, fut contestée par la majorité des Français, et par certains ministres de son propre camp, comme lorsque J-N. Barrot le ministre des Affaires étrangères qui a fait entendre un autre son de cloche. Ce qui obligea Macron à faire un rétropédalage lorsqu’il dénonce le « nouvel impérialisme » et critique les relations internationales selon Trump. Ce revirement tardif ne changera rien, le mal est fait.
Quand on se trompe de quai, il est difficile de prendre le train en marche.
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