

Le serial prédateur états-unien n'a aucune cohérence, si ce n'est l'arrogance érigée en ligne politique. Lui, le grand patriote, qui a réussi à se faire exempter 5 fois du service militaire, aime regarder les bombes exploser au Venezuela « comme dans une série télé » mais n'a pas communiqué sur les 51 soldats cubains et vénézuéliens tués de sang-froid pendant l'enlèvement de Maduro. Un oubli, sans doute.
Lui, qui a en horreur les narcotrafiquants qui « tuent la jeunesse », a grâcié, il y a un mois, l'ex-président du Honduras, Juan Orlando Hernandez, condamné aux USA pour narcotrafic. Un ex-président autoritaire, brutal et corrompu, ça peut toujours servir d'allié en Amérique du Sud.... Lui, si soucieux de la souveraineté de son pays, n'a pas hésité à dire, après la « capture » de N. Maduro, que les USA allaient diriger le Venezuela. Et comme, normalement, on ne capture qu'un animal, comment ne pas remercier Trump d'avoir délivré les 28 millions de Vénézuéliens d'un animal féroce ?
Au fait, 28 millions c'est aussi le nombre d'États-uniens pauvres qui n'ont aucune couverture maladie. Il est par ailleurs curieux qu'il n'ait pas voulu de la Prix Nobel de la Paix, toute disposée pour le job, elle qui l'avait remercié en octobre dernier pour les frappes sur les bateaux de ses compatriotes en mer des Caraïbes et pour ses menaces d'intervention militaire au Venezuela. Grande admiratrice de Nethanyahou et du massacre des Palestiniens, elle avait tout pour lui plaire pourtant. Mais elle lui ressemblait sans doute trop, il n'avait donc pas confiance. Avec la présidente par intérim, Delcy Rodriguez, qu'il a menacée de terribles représailles si elle ne collaborait pas, il a rencontré, chose inattendue pour lui, de la résistance : « Nous exigeons la libération immédiate de N. Maduro et de son épouse. Nicolàs Maduro est le seul président du Venezuela » a-t-elle déclaré en prêtant serment. Sans peur. Des complications sont en vue.
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