
Le plus petit dénominateur commun des hommes politiques de droite et d’extrême droite, c’est bien sûr le fric.
Les faits divers qui saturent l’actualité nous révèlent que, rétrocommission, conflit d’intérêt, pot-de-vin, financement occulte, fait de favoritisme, affaires politico-judiciaires sont monnaie courante pour la droite. La plus retentissante des affaires, mais ce n’était que l’arbre qui cachait la forêt, fut ces derniers temps l’inculpation de Sarkozy et deux de ses anciens ministres.
Pourtant cette droite, donneuse de conseils, qui se caractérise en général par l’adhésion aux valeurs traditionnelles comme la hiérarchie, le mérite, l’ordre, l’autorité et la justice pénale, n’est pas avare pour donner de conseils mais hélas souvent accompagnés de mauvais exemples.
Certes, toutes ces embrouilles financières qui saturent régulièrement les faits-divers ne sont pas du fait exclusif de la droite lorsqu’elle est au gouvernail, mais force est de constater qu’elle a le pompon en la matière.
En cette période pré-électorale municipale il serait bon de voir qui a succombé le plus souvent aux tentations du pognon ces dernières années.
Le flambeur Patrick Balkany des « Républicains », maire de Levallois-Perret condamné pour fraude fiscale et blanchiment aggravé, Luc Rousse, maire RPR de Roquebrune sur Argens, a écopé d’un an de prison ferme pour prise illégale d’intérêt, Maxette Pirbakas, spécialiste de l’agriculture au RN, mis en examen pour détournement de fonds publics et recel d’abus de bien sociaux, envers la FNSEA, un comble !, David Rachline RN, maire de Fréjus jugé pour prise illégale d’intérêt, Yves Bompart, MPF le parti de Philippe De Villiers, maire d’Orange, poussé à la démission pour « détournements de fonds publics et recel », Hubert Falco UMP puis LR, ancien maire de Toulon, condamné pour recel de détournement de fonds publics, Alain Carignon ex ministre RPR sous Balladur, condamné à 3 ans de prison ferme pour abus et recel de biens sociaux , Jean-Christophe Lagarde UDI, maire de Drancy, condamné pour attribution illégale de marché, André Santini UDI, condamné pour détournement de fonds publics, J-P Fournier, maire LR de Nîmes, condamné pour prise illégale d’intérêt.
Pour finir ce chapitre en apothéose, le cas de notre ministre de la Culture et maire LR du VIIe arrondissement de Paris était tout trouvé. Rachida Dati est accusée par le Parquet national financier de recel d’abus de biens sociaux, de corruption et de trafic d’influence passif par une personne investie d’un mandat électif public.
Pour ne pas avoir été assez vigilant, un seul maire communiste fut suspecté. La directrice de société d’économie mixte immobilière de la ville Martigues fut supposée avoir été rémunérée par des entreprises. Gaby Charroux qui en était le président en tant que maire fut “soupçonné de corruption”. Pas un centime ne manquait dans la caisse et aucun enrichissement personnel ne fut constaté. Nuance !
Louis Michel
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