RENFORCER LA RÉGULATION DÉMOCRATIQUE DU NUMÉRIQUE

RENFORCER LA RÉGULATION DÉMOCRATIQUE DU NUMÉRIQUE

8 janvier 2026
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La décision de l’administration américaine de sanctionner par des restrictions de visa des responsables européens et des acteurs associatifs, dont Thierry Breton, en raison de leur rôle dans la régulation du numérique, constitue une ingérence inacceptable dans les choix démocratiques   européens.

Sous couvert de défendre la « liberté d’expression », Washington cherche en réalité à protéger les intérêts des grandes multinationales du numérique, en contestant toute tentative de mise en cause de leur pouvoir économique, politique et culturel.

Cette offensive vise directement le cadre européen de régulation des plateformes numériques, et notamment le Digital Services Act (DSA).

La régulation européenne actuelle demeure insuffisante.

Le DSA constitue un premier pas, mais il ne remet pas réellement en cause la domination structurelle des grandes plateformes, ni leur capacité à orienter les contenus, capter la valeur produite et imposer leurs règles aux citoyens comme aux États.

Les pressions exercées aujourd’hui par l’administration américaine montrent précisément pourquoi une régulation renforcée est indispensable : parce que le numérique est devenu un enjeu de souveraineté démocratique, de libertés publiques et de justice sociale.

Le numérique doit être au service des peuples, et non des intérêts des multinationales ou des stratégies de puissance.

Pour cela, le PCF appelle les institutions européennes et le gouvernement français à ne céder à aucune intimidation, à engager une nouvelle étape de régulation ambitieuse, et à se donner enfin les moyens de construire notre destin économique et industriel non plus seulement dans une alliance "occidentale" qui nous place en position vassale vis-à-vis des États-Unis d'Amérique, mais bien en coopération avec l'ensemble des  peuples du monde.


Le Parti communiste français rappelle que :

• la régulation des plateformes numériques est légitime, nécessaire et urgente pour lutter contre la désinformation, la haine en ligne, l’évasion fiscale, l’exploitation des données personnelles et la mise sous tutelle du débat démocratique par les GAFAM ;

• aucune puissance étrangère n’a à dicter au peuple français les règles qu’il se donne pour protéger ses droits fondamentaux.

Face à cette situation, le PCF défend la nécessité :

• d’aller beaucoup plus loin dans la maîtrise publique et démocratique du numérique ;

• de renforcer les obligations des plateformes, en matière de transparence des algorithmes, de respect des droits sociaux et de pluralisme de l’information ;

• de construire de véritables alternatives publiques et coopératives aux monopoles privés du numérique.

 

 

 

 

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