
La démocratie est un régime politique dans lequel le pouvoir appartient au peuple qui l’exerce par l’intermédiaire de ses représentants.
En démocratie, l’existence d’institutions et de lois vise à protéger la population des dérives tyranniques ou dictatoriales que peut exercer une personne ou un groupe quelconque.
Ce qui est indispensable pour que la démocratie fonctionne, c’est de mettre à la disposition du peuple une information pluraliste et équitable afin que chacun puisse avoir une compréhension de la société.
Le rôle de l’information est de relater les faits et de proposer des analyses dont la pertinence serait censée aider à la réflexion. Comprendre le monde dans lequel on vit, mènerait à une conscience politique indispensable pour faire un choix lucide d’un vote correspondant à un monde ou une société à sa convenance.
Les médias sont un rouage important de la démocratie et devraient exercer un contre-pouvoir. En 1945, pour garantir l’indépendance de l’information à la soumission des puissances d’argent, la charte de la presse précisait que la loi devrait prendre des mesures « de telle sorte que les partis et groupements ne puissent être dépossédés ou dominés par des groupements capitalistes ».
Or l’esprit de cette loi est tombé dans les oubliettes. Depuis, l’influence des grandes fortunes sur les médias est démesurée, 93% des exemplaires de quotidiens nationaux vendus chaque jour, 60% de l’audience des télévisions et 50% de l’audience radio, sont sous leur influence. Ainsi la démocratie fait pschitt ! Dans ces médias, les journalistes, par conviction ou sous pression ne respectent pas ces missions d’objectivité et de ce fait manipulent l’opinion.
Idéologiquement inféodés aux patrons de presse milliardaires et très orientés à l’extrême droite pour la majorité, les médias permettent la banalisation des concepts politiques du pouvoir droitier et se transforment en porte-paroles du RN. La priorité est donnée « aux fachos et pas à l’info ».
Le bourrage de « mou » par le trucage et la manipulation quotidienne, les médias sont devenus la « voix de son maitre », jamais les médias n’ont pesé un tel poids sur l’opinion publique. Laisser un peuple décérébré politiquement c’est l’objectif des médias détenus par les Bouygues, Bolloré, Arnault, Dassault et consorts.
Comment s’étonner d’entendre journellement des banalités rabâchées, à l’envie par « monsieur tout le monde » qui ne sont que des régurgitations sans critique du vomi des médias. Rien d’étonnant quand la bêtise et l’ignorance sont le résultat de la pénurie d’idées.
Le tout relayé par l’influence grandissantes des réseaux sociaux, majoritairement utilisés par des comptes d’extrême droite, les effets délétères de leurs manoeuvres se feront sentir au moment du vote.
Louis Michel
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