
Bis repetita ! Cette année encore dans la revue municipale Press' Troyes, P. Arbona nous ressert la vindicte du RN contestant l'absence de crèche de Noël sur le parvis de la mairie. La LDH et la Libre Pensée "traqueraient sans relâche l'expression de la tradition française". En clair, c'est le respect de la Laïcité qui semble faire enrager ce fébrile petit soldat frontiste.
Brecht parlait du "ventre encore fécond d'où a surgi la bête immonde" et c'est encore son haleine fétide qui souffle avec les propos de ce conseiller municipal en manque d'imagination.
Ce ne sont pourtant pas les difficultés auxquelles il faudrait faire face en Baroinie. "Le courage serait de renvoyer la LDH et la Libre Pensée à leurs chères études et de ne pas nous priver d'un héritage plurimillenaire". Chiche ! Brièvement, le FN a été fondé en 1972 par le lieutenant tortionnaire Le Pen avec le concours d'anciens Waffen-SS, de sympathisants néo-nazis, de nostalgiques de l'Algérie Française et de membres de l'OAS. De sacrées références contemporaines ! Certes, objecteront-ils fièrement, mais nos racines sont bien plus profondes.
En 496 la conversion de Clovis fut un grand moment fondateur de la France catholique et royale. Et c'est bien là l'ADN de l'extrême droite. En effet, l'Évêque de Reims, Rémi, a baptisé Clovis, 1er des Rois mérovingiens en prononçant ces mots : " brûle ce que tu as adoré, adore ce que tu as brûlé !" Telle pourrait être aujourd'hui la devise de la prétendue dédiabolisation du RN.
L'installation des crèches de Noël dans les mairies est une instrumentalisation politicienne, partisane et illégale. Il s'agit d'une pratique provocatrice répétitive destinée à afficher la préférence d'un culte au détriment des autres.
Le R’Haine n'est vraiment pas laïque, lorsqu'il prétend défendre le symbole humaniste de la crèche, c'est une imposture, une de plus... Il a fait de la chasse aux migrants son fonds de commerce…
Groupons-nous... pour que "vive la Laïcité fidèle à ses valeurs d'origine dans une société en mutation". CF. Fondation Jean Jaurès. Penser pour agir.
JEAN-MARIE GEORGES
Un seul exemple - symbolique - : " la diplomatie du ping pong " qui renoua les contacts entre la Chine communiste et les USA capitalistes dans une intense période de guerre froide et de rivalités idéologiques.
La guerre serait aujourd'hui une fois encore aux portes de l'Europe. Les tensions se multiplient dangereusement. La menace est mondiale. La militarisation à outrance serait la seule solution pour maintenir l'hégémonie occidentale. Nous devrions nous résigner à assister au sacrifice de notre jeunesse. Nous devons résister par tous les moyens à cette folie meurtrière.
Pour rassembler pacifiquement les peuples rien ne doit être négligé. Tous les signes d'espoir même a priori infimes sont précieux. Le sport est un indispensable vecteur de Paix.
La Fédération Internationale de Judo (FIJ) vient de réintégrer les sportifs russes, sans condition dans les compétitions internationales, avec hymne et drapeau. Ainsi lors du grand slam d'Abu Dhabi (28 au 30 -11) la Russie s'est imposée devant le Japon et l'Allemagne. Il y avait bien trop longtemps que l'hymne Russe et la montée du drapeau blanc, bleu, rouge n'avaient accompagné la victoire d'athlètes Russes. Quelle légitime fierté pour le peuple russe et le monde du sport !
Et pourtant David Douillet, monument du judo français dans les catégories lourdes vient de condamner la décision de la FIJ en déclarant " c'est comme dans un mauvais rêve... c'est beaucoup trop tôt " !
Le code moral des judokas est une école de vie, d'humanité, d'universalité. Mr Douillet s'en exonère. Il est vrai que ministre des Sports sous Sarkozy et Fillon, la morale ne devait pas être très souvent au programme !
CARTON ROUGE HANSOKU MAKE *
Pour ce mauvais rêve partisan et amoral. Aucun point d'appui ne doit être négligé pas même une " aile de papillon " pour s'opposer à l'engrenage belliciste des volontaires à la tuerie. Le sport est un précieux atout universel pour contribuer à ouvrir la voie vers un monde nouveau.
JEAN-MARIE GEORGES
* Le terme “ Hansoku Make ” signifie “ disqualification pour faute grave ” en japonais. Dans le judo, c'est la sanction la plus sévère qu'un combattant puisse recevoir.
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