L’EAU LA PLUS CHÈRE DU DÉPARTEMENT AUX COULEURS INQUIETANTES

L’EAU LA PLUS CHÈRE DU DÉPARTEMENT AUX COULEURS INQUIETANTES

3 décembre 2025

Romilly-sur-Seine

L’eau marron qui, périodiquement et dans certains secteurs, coule de nos robinets suscite une colère bien légitime chez les usagers, à la fois chez les particuliers et les professionnels. Ce problème récurrent dure depuis plusieurs années.

Pour les élus de gauche du conseil municipal, avec à leur tête Fethi Cheikh, pas question de traiter ce sujet de manière politicienne à quelques mois des élections municipales comme certains s’y emploient. Ils proposent une approche sérieuse et responsable, comme si demain, aux affaires de la ville ils avaient la responsabilité de ce dossier.

Tout d’abord il faut être clair et déterminé. Les usagers doivent sentir que les élus sont à leurs côtés. En effet, à aucun moment les usagers de l’eau qui n’ont aucune responsabilité dans la gestion, ne doivent en subir les conséquences financières.

Des mesures d’accompagnement doivent être prises et garanties : distribution de bouteilles en nombre suffisant, participation au financement des travaux pour les propriétaires à chaque fois que cela est nécessaire.

Véolia, multinationale du CAC 40, très généreuse dans la distribution de dividendes à ses actionnaires et financée par les factures d’eau, doit participer au financement de la résolution du problème.

Depuis 2009, date à laquelle elle s’est vu confier la gestion de l’eau et de l’assainissement par le maire actuel et sa majorité, Veolia a sans doute gagné beaucoup d’argent sur le dos des usagers. Si ce n’était pas le cas elle n’aurait pas concouru en 2021 pour obtenir un nouveau contrat qui, cette fois, va durer jusqu’en 2033 avec encore beaucoup d’argent à la clef. Toutes les mesures d’urgence doivent donc être prises afin que les usagers n’aient plus à s’inquiéter.

Traiter ce problème sur le fond

Son origine semble avoir été identifiée, cela tiendrait à la nécessité d’aller puiser toujours plus profond l’eau dans les nappes ainsi qu’au vieillissement des canalisations. Les solutions pour mettre un terme à ces désagréments seraient dans le remplacement de ces canalisations, dans l’installation d’une station de traitement et la réalisation de nouveaux forages afin d’éliminer tout ou partie de la surcharge de fer et de manganèse que l’on retrouve dans l’eau marron.

Cela nécessite, bien évidemment, de lourds investissements rien que pour l’unité générale de traitement : 2,7 millions d’euros. Mais l’insuffisance d’aide financière sur cet investissement ne traduirait par l’augmentation des taxes payées par les consommateurs.

La gestion de l’eau et de l’assainissement dans le cadre de budgets à part du budget général (appelés budgets annexes) conduit à faire de l’usager pratiquement le seul payeur des dépenses de ces services.

À propos du changement de canalisation : attention !

Le changement des vieux tuyaux se fait aujourd’hui avec du PVC. Or, avec le vieillissement, ces nouvelles canalisations peuvent dégager un gaz appelé chlorure de vinyle monomère (CVM) présent dans la fabrication du PVC.

Ce gaz, incolore et indolore, est classé depuis 1987 comme « cancérogène certain » par le centre international de recherche contre le cancer (CIRC). Dans la Sarthe, par exemple, des usagers de communes sont mobilisés contre ce danger et ont lancé des actions en justice puisque leur eau est devenue inconsommable.

Le dossier de l’eau : une préoccupation de tous les instants pour les communistes avec la population Romillonne

S’il y a bien un dossier sur lequel nous ne pouvons pas être pris à défaut c’est bien celui de l’eau et de l’assainissement : nombreuses conférences de presse, tracts, comités d’usagers, réunions publiques, pétitions, actions en justice victorieuses etc… Depuis 25 ans les communistes n’ont eu de cesse d’être dans l’action pour défendre les usagers. Les nombreux articles de presse en faisant état sont là pour en témoigner.

L’eau, un bien commun à sortir des griffes de la finance

Cette eau qui coule de nos robinets provient des nappes et sources qui circulent dans notre sous-sol. Elle appartient donc à toutes et tous ; sans cette eau, pas de vie sur notre planète.

Les multinationales de l’eau ont vite compris que de l’argent pouvait être gagné avec cette ressource naturelle, elles se sont donc partagé le marché sans se faire une grande concurrence en proposant leurs services aux collectivités locales en recherche de financement. Les factures d’eau explosent car une partie de celles-ci sert à rémunérer les actionnaires par le biais des dividendes qu’on leur verse.

Face à cela, les usagers se sont mobilisés, faisant grandir l’idée d’un retour à une gestion publique de ce bien commun. Depuis une quinzaine d’années les élus communistes mettent cette question en débat au sein du conseil municipal, mais le maire et sa majorité, en défenseurs des intérêts privés, esquivent le débat. Mais il a beau faire, il n’empêche que sur le plan national 50% de l’eau et de l’assainissement se trouvent gérés dans le cadre public. L’eau n’est ni un bien marchand, ni un bien financier, ce mouvement ne s’arrêtera pas, parce qu’il permet une baisse du prix de l’eau, assure une meilleure qualité dans la mesure où les citoyennes et citoyens se trouvent associés à la gestion. Romilly ne doit pas être condamné à avoir l’eau la plus chère du département avec une qualité qui laisse à désirer.

Un contrat de douze ans véritable pont d’or à Véolia

Rien dans le contrat ne justifie une telle durée qui est prévue quand de lourds investissements sont à réaliser afin d’étaler leur remboursement dans les temps.

En effet, en choisissant l’affermage plutôt que la concession, le maire a engagé la ville à réaliser les gros investissements, comme le changement des canalisations et la réalisation de l’unité globale de traitement. Ce contrat de douze ans a été voté par l’ensemble de la majorité y compris par ceux qui se présentent aujourd’hui comme opposants à Eric Vuillemin.

Seuls les élus de gauche ont voté contre en proposant qu’une étude sérieuse soit engagée pour un retour à une gestion publique de ces services.

Loin des polémiques politiciennes à la veille des échéances électorales, le dossier de l’eau et de l’assainissement mérite un vrai débat sérieux et responsable pour tracer une perspective d’avenir où les usagers de l’eau ne seront plus considérés uniquement comme des payeurs.


À LA RENCONTRE DES ROMILLONS

Porte a porte

Mains gelées mais coeurs chauds pour les militantes et militants d’Ensemble pour Romilly !

Elles et ils participaient à un porte-à-porte ce samedi 22 novembre pour aller rencontrer les Romillonnes et Romillons et récolter leurs avis et propositions !

 

 

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