
La différence est toujours le résultat d’une comparaison. Déduction irréductible que n’aurait pas démentie le sieur de La Palice. Macron a mis un coup de pied dans la fourmilière en étant élu président de la République. Il avait réussi le tour de force de créer une tempête qui mettait fin à une alternance gouvernementale entre le PS et les Républicains. Pour l’heure l’ambiguïté du PS tient sa survie aux tactiques méandreuses.
La droite et ses divergences internes tentent de ralentir leur chute vers le néant en s’accrochant aux branches de l’extrême droite, en lui piquant ses thématiques. Sarkozy leur avait déjà montré le chemin, Éric Ciotti lui, avec un air de fausse surprise, a depuis franchi le pas. Les électeurs de droite, héritiers du gaullisme ne sont plus légion et cela a laissé le champ libre à une droite en pleine recomposition ou décomposition, qui n’hésite plus à donner des coups de canif dans « le cordon sanitaire ». Cette pratique politique qui visait à exclure les partis d’extrême droite de toute majorité politique.
Depuis longtemps, dans l’histoire, la frontière entre les deux camps n’a jamais été totalement étanche. Elle laissa circuler des idées et quelques personnalités. Les transfuges d’un camp à un autre furent nombreux, et si même jusqu’à présent aucune stratégie d’alliance ou de soutien n’avait été adoptée, la porosité entre la droite et l’extrême droite est une évidence.
Dernièrement, la victoire du candidat UDR soutenu par le RN à Montauban, était comme un tour de chauffe. Mais plus grave, sur une proposition du RN dernièrement à l’Assemblée nationale, un texte a été voté avec la complicité des Républicains de Retailleau, du groupe Horizons d’Édouard Philippe et de l’abstention rampante des macronistes. Les digues morales ont sauté et mettent notre démocratie en danger.
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