
Après un long débat à l’Assemblée nationale, les députés du RN, de la droite et les macronistes se sont dressés d’un seul bloc contre la taxe Zucman qui devait mettre à contribution les grandes fortunes au budget de l’État. La preuve est faite que le RN soutient les intérêts des ultra riches au détriment du peuple. La mystification du RN apparaît au grand jour. Lui qui se veut le défenseur des classes populaires, il est vent debout pour défendre cette injustice notoire.
Ce dispositif, soutenu par 85 % des Français, prévoit de faire payer aux contribuables, ayant au moins 100 millions d’euros de patrimoine, un impôt minimum de 2 % de ce patrimoine. Il provoque évidemment la colère dans le camp des capitalistes ! Un crime de lèse-majesté pour les chouchoutés de Macron !
Entre 2010 et 2025, les 500 plus grandes fortunes ont augmenté de 1000 milliards d’euros. Les milliardaires paient deux fois moins d’impôt que l’ensemble des contribuables, alors qu’un foyer de Français moyens paie environ 50% d’impôt sur son revenu. Par exemple, un smicard, qui n’est pas assujetti à l’impôt sur le revenu, en paie quand même 10% avec la taxe de la CSG prélevée à la base sur son salaire. Mais comment en est-on arrivé là avec une aussi grande disproportionnalité ?
Un peu d’histoire ne nous ferait pas de mal. Les privilèges fiscaux de l’aristocratie furent abolis en 1789 et c’est en 1916 que fut créé l’impôt progressif sur le revenu ; plus le revenu est élevé plus on paie. Elémentaire mon cher Watson !
Mais les milliardaires se sont toujours arrangés pour passer à travers les mailles du filet. Pour les riches, échapper à l’impôt est un jeu d’enfant par le truchement des holdings et une longue liste d’arrangements qui les exonèrent. Les riches ne distribuent pas de profits, ne vendent pas de titres, ainsi pas de plus-values, donc pas d’impôt. Proposer une taxe de 2% pour des fortunes qui ont vu leur patrimoine augmenter de 10% par an depuis plus de 30 ans déclenche des cris d’orfraie chez ceux qui se gavent au détriment de tous.
Cela rétablirait une justice fiscale à minima, un devoir incompressible devant la communauté nationale et permettrait de mettre en conformité nos lois fiscales avec le principe constitutionnel fondamental d’égalité devant l’impôt.
Cette taxe est devenue le symbole de la bataille pour une meilleure équité fiscale. Selon les fantasmes du capital, cette taxe mettrait l’économie de la France en danger. Depuis le temps qu’ils se goinfrent sur le dos des classes populaires notre économie vacille, leurs arguments ne tiennent pas. Les plus riches n’ont pas honte d’être heureux à la vue de la misère. Si l’État devait leur faire payer une taxe sur leur richesse intérieure, il ferait chou blanc !
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