
Astrid Panosyan-Bouvet, ministre du travail et de l’emploi, a émis l’idée, pour financer la Sécurité sociale, de taxer les retraités les « plus aisés » c’est-à-dire ceux gagnant à partir de 2000 euros. Elle en rajoute en estimant que l’effort ne doit pas incomber qu’aux entreprises et aux travailleurs. Elle n’est peut-être pas au courant que son gouvernement permet au patronat des exonérations fiscales de cotisation d’un montant annuel d’environ 80 milliards d’euros, une somme exorbitante qui plombe notre sécu. Pour les travailleurs, après avoir beaucoup donné de leur temps, de leur peine, de leur énergie, la retraite est un juste repos bien mérité après une vie de labeur. Ils ont cotisé pour avoir après prélèvements sociaux, environ 1 180 euros nets pour les femmes et 1 906 euros nets pour les hommes. C’est le « chiffre médiant » bien sûr car il faut rappeler qu’un tiers des retraités touchent une pension inférieure à 1000 euros.
Madame la ministre, elle qui a déclaré aux impôts pour la période de 2017 à 2021 la bagatelle de 6,1 millions d’euros, a-t-elle la moindre notion de comment on vit avec une retraite de 2000 euros quant à « vivre » avec moins de 1000 euros, c’est une idée inaccessible pour ses méninges de grande bourgeoise. Sait-elle au moins que pour un retraité moyen quand il liste les dépenses obligatoires ( loyer, nourriture, etc. ) même en mode économique cela représente 90% de sa retraite. Elle n’est pas la seule à être dans cette ignorance indécente puisque son acolyte, le premier ministre François Bayrou, n’est pas en reste pour émettre des idées funestes à l’encontre de la population. En organisant son prochain budget il organise un racket insensé dans la poche des travailleurs. Dans le cadre de sa fonction de premier ministre il gagne 16.247 euros par mois. Remercié, il touchera une prime de 48000 euros. II est donc plus facile de donner un conseil aux autres qu’à soi-même.
Michel Grossmann
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