
La bourgeoisie tient rarement elle-même les renes d’un pays. Pour défendre ses intérêts, elle a recours à des politiciens élus par la population, des sortes de bras séculiers qui favorisent son enrichissement.
Emmanuel Macron, comme ses prédécesseurs, en est un échantillon. Sa servilité protège les plus riches et les multinationales au détriment des plus fragiles, qui subissent de plein fouet le résultat de son choix idéologique. Au détriment des classes moyennes et des plus démunis, pour combler le déficit public qui en découle, il rogne dans les dépenses publiques, la réforme des retraites et la casse du service public en sont des exemples.
Pour ceux qui en pâtissent, il serait donc logique qu’ils en prennent conscience et se révoltent en défendant leurs intérêts de classe. La meilleure façon serait de ne plus voter pour ceux s’engraissent sur leur dos
Comme le rapport de force par le nombre serait favorable à ceux qui créent la richesse au détriment de ceux qui en profitent, il en serait vite fait alors, de l’emprise sur notre pays par la bourgeoisie et de ses marionnettes. Mais hélas, cette logique est biaisée.
Avec leurs fortunes colossales, les plus riches détiennent le pouvoir économique et politique, et maintiennent leur influence en achetant la sphère médiatique, élément indispensable pour conquérir le pouvoir.
Dans un environnement où la communication est omniprésente, pour les Macrons et consorts, maîtriser l’art de convaincre « bourrage de crâne serait plus approprié » devient un atout majeur pour influencer l’opinion publique et obtenir le soutien des électeurs. Ceux-ci par leur naïveté et l’absence de conscience de classe, bernés par le matraquage des médias, ils se font Hara Kiri en votant contre leurs intérêts.
Sont-ils aveugles et sourds au point de ne pas se rendre compte de la concentration croissante de la richesse et l’aggravation des inégalités et la pauvreté. Il faut croire que oui, au risque d’en subir les conséquences existentielles eux-mêmes.
Pourtant les nantis leur donnent une leçon de bon sens sur la réalité sociale. Chacun sait que le capitalisme c’est la course aux profits, les riches ne se font pas de cadeaux, la concurrence est âpre entre eux pour l’appât du gain, c’est dans leurs gènes, mais à l’inverse du reste de la société, ils sont solidaires quand il s’agit de défendre les intérêts de leur caste.
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