

Bayrou, l'ex professeur de latin, n'en peut plus de ce peuple français qui ne comprend pas le mot « sacrifice » qu'il lui serine depuis le début de son mandat. Pourtant c'est clair : un sacrifice est une offrande rituelle à une divinité. Quelle offrande ? De l'argent que l'on a gagné par son travail. À quelle divinité ? Aux marchés financiers. C'est quand même simple ! Il faut payer les intérêts d'une dette qui a explosé sous Macron, au plus grand profit des actionnaires. Mais non, les Français refusent de leur sacrifier deux jours fériés, ne veulent pas de la suppression de l'abattement des 10% sur leur retraite, sans parler des mesures pour responsabiliser les malades, ces inconscients de malades.
Même le secrétaire de la Confédération des Petites et Moyennes Entreprises ne veut pas de sacrifices mais des allègements en terme de normes et de fiscalité - il n'a sans doute pas entendu parler des 211 milliards d'aides publiques aux entreprises -. Mais après l'annonce du vote de confiance du 8 septembre à l'Assemblée nationale, le CAC 40 a déjà perdu 1,6% - pensons aux malheureux actionnaires - et les économistes prévoient une augmentation du taux d'intérêt pour les futurs emprunts de la France - là, les actionnaires se frottent déjà les mains -. Bref, la confiance est demandée aux Français pour qu'ils acceptent des suppressions de services publics, des fermetures de postes de fonctionnaires, des suppressions de remboursement et des diminutions de revenus ; en échange de cette confiance sera obtenue celle des marchés financiers qui est la finalité réelle de la démarche.
Le recours au vote n'est qu'une apparence de respect de la démocratie. Seule compte, pour ces zélés serviteurs du capital, la confiance des marchés financiers, et ni le Président de la République ex-banquier d'affaires chez Rothschild & Cie, ni le Chancelier allemand ex-dirigeant de la filiale allemande du plus grand fonds d'investissement mondial, Black Rock, ne diront le contraire.
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