
Sport
Par Dany Bouteiller
Les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 ont laissé des images fortes, l’espoir d’un héritage durable. Ils ont affirmé l’importance des activités physiques et sportives comme vecteur d’inclusion, de santé publique et de cohésion sociale. Pourtant, le budget des sports 2025 subissait une coupe drastique de 20%, à peine la flamme olympique éteinte.
Si les collectivités territoriales sont aussi contraintes à des économies massives, les crédits pour le sport de haut niveau sont préservés alors que les acteurs du sport pour tous en paient le prix. Ils sont pourtant à la base du maillage sportif national.
Promesses sans financement :
Les Jeux de Paris doivent devenir un levier pour le développement de la pratique sportive pour tous, son héritage ne doit pas être des installations sans moyen pour les faire vivre et des promesses sans financement pour les concrétiser. Le changement pour le sport français doit être réel.
Propositions concrètes :
Un plan de soutien aux activités physiques pour tous est indispensable, à la hauteur des enjeux sociaux et sociétaux. Elles doivent être une priorité et non pas une variable d’ajustement budgétaire.
Le budget des sports doit être porté à 1% du budget de l’Etat, en excluant les dépenses liées aux futurs JO d’hiver.
Passer de 0,2% à 1% du budget national, c’est gagner 3,2 milliards, permettant de générer 520 milliards d’économies directes et indirectes sur la dépense publique selon une étude du cabinet Pluricité et du Centre de droit et d’économie du sport commandé par l’Observatoire des métiers du sport.
Il est temps également de déplafonner les taxes affectées (recettes issues des paris sportifs, des droits TV et de la Française des Jeux) et de les orienter vers le sport et non pour combler la dette nationale.
Un soutien renforcé aux clubs permettrait d’augmenter les aides pour l’emploi sportif et d’accompagner les bénévoles ainsi que la simplification de l’accès aux financements publics.
D’autres pistes sont à explorer, tel l’instauration d’un véritable statut du bénévolat et le renforcement de la formation des éducateurs sportifs, parallèlement au développement des heures d’EPS à l’école, au collège et lycée pour améliorer la santé de notre jeunesse.
Se mobiliser :
Pour cela, la mobilisation citoyenne et associative basée sur des actions locales et nationales permettrait de sensibiliser les pratiquants, les bénévoles et les clubs.
Il est indispensable d’interpeller les décideurs politiques en rencontrant les élus locaux, parlementaires et gouvernementaux pour plaider en faveur d’un sport accessible à tous et le soutien des collectivités territoriales avec la mise en place d’un cadre de concertation structuré entre tous les acteurs.
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