
Notre département est en alerte canicule depuis déjà plusieurs jours. Nous subissons les fortes chaleurs et il est certain que cela continuera pour les années à venir si rien n’est fait d’ici là. Il va donc falloir s’armer face à cela, ce qui est sûr c’est que les réponses apportées ne sont pas à la hauteur.
La Préfecture de l’Aube a annoncé par arrêté fermer certaines écoles non adaptées pour accueillir les enfants par de telles chaleurs, mais qui se retrouve à devoir trouver des solutions ? Les parents, qui eux doivent tout de même se rendre au travail. Conditions de travail qui sont par ailleurs dégradées face aux aléas climatiques, l’état doit donc avoir une réflexion sur le sujet, quid du télétravail et de son encadrement en faveur des salariés, de l’accès à l’eau et à des zones de rafraîchissement ? Quid des travaux pénibles en extérieur ?
Les questions climatiques doivent être au coeur de nos réflexions, notamment dans les prochaines échéances électorales. Ce qui est sûr, c’est que faire culpabiliser les habitants individuellement, ne va pas régler le problème du réchauffement climatique ! C’est pourtant bien cela qui est véhiculé chez nos confrères locaux : les auboises doivent faire attention à l’eau, faire moins de machines à laver etc… Mais quid des décisions et des choix politiques écologiques ?
L'urgence est là. Planifier ou subir le changement climatique, voilà le carrefour auquel est arrivé l’humanité. Ce grand défi qu’est la lutte contre le changement climatique ne pourra être relevé que dans la justice sociale et la coopération internationale. Se déplacer mieux, être bien logé et bien chauffé, avoir accès à des produits locaux, de haute qualité et durable, manger sain et à sa faim, travailler mieux et moins sans craindre le chômage, la précarité ou la pauvreté.... Et si les politiques d’atténuation du changement climatique contribuaient à de nouveaux jours heureux ?
Cerise
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