
Dans le cadre de sa campagne pour la présidence des Républicains, Wauquiez a fait sa tournée des popotes en passant par Troyes.
Mais pourquoi donc est-il venu tenir meeting, pour présenter ses propositions et sa méthode, devant seulement une poignée de sympathisants LR ? Il ne faut pas être grand oracle pour deviner qu’il était venu surtout chercher caution auprès de son ami Baroin. Malgré les accolades et congratulations entre les deux hommes, côté soutien, il fit apparemment chou blanc.
Quant à son exposé sur son programme, Il s’est focalisé sur les questions migratoires, identitaires et contre les lois fondamentales, oubliant que l’État de droit est sacré et intangible dans notre pays. Ainsi, il voudrait « faire sauter les verrous de l’impuissance », qui selon lui, barrent la route à toute évolution. Les premiers dans sa ligne de mire, les juges, la Cour européenne des droits de l’homme, le Conseil constitutionnel, le Conseil d’État, la Cour de cassation, sans oublier, l’Office national de la biodiversité, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique, des idées d’inspiration trumpiste à n’en pas douter.
En fait, tout comme le ministre Retailleau, son adversaire à la présidence des LR, leurs propositions racistes et autoritaires font d’une part, la preuve d’un rétrécissement idéologique de la droite et d’autre part d’un gage de soutien à peine voilé à l’extrême droite qui se trouve un peu plus dédiabolisée après cet amalgame idéologique.
Force est de constater que la manière insidieuse dont les idées et pratiques d’extrême droite imprègnent désormais les discours de la droite est rentrée dans la norme.
Wauquiez ambitionne de devenir le chef de file de la droite et se croit assez habile pour donner des conseils. Mais est-il assez sage pour n’en avoir pas besoin lui-même ? Il faut se rappeler qu’il avait critiqué la situation budgétaire de la France en déclarant « La priorité, je l'ai dit et je le redis, dans un pays où il y a autant de gaspillage de l'argent public, la priorité, c'est la baisse des dépenses ». Le gaspillage de l'argent public, ça le connaît.
N’étant pas à une contradiction près, l’ex-président de la région Auvergne-Rhône-Alpes est même grand expert en la matière, puisqu'il a été épinglé, entre autres, par la Chambre régionale des comptes (CRC) pour ses fameux banquets dont un organisé dans un château dans le Beaujolais qui avait coûté 100.000 euros d’argent public soit 1100 EUROS par convive.
Les smicards apprécieront. Assurément, il y a du Sarkozy dans le bonhomme.
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