
Madame Agnès Pannier-Runacher fut reconduite dans ses fonctions de ministre de la transition écologique par le Premier ministre Bayrou. Cette désignation ne fut pas la plus heureuse de la part de Bayrou. En effet, notre ministre est liée à une société détenue par son père et ses enfants, baptisée Arjunem, entreprise familiale qui partage des intérêts financiers avec « Perenco » numéro 2 du pétrole en France. Ça fait tache ! notre premier ministre a l’art de chercher les problèmes et de les trouver.
S’il voulait que les mauvais esprits laissent planer la suspicion, il ne pouvait pas mieux faire. Notre ministre une fois installée dans son poste déclara : « je porterai une approche qui visera à faire en sorte que pour atteindre nos objectifs climatiques nous ayons une politique énergétique ambitieuse ». Eh bien, en voilà une résolution courageuse, alors qu’avec ce gouvernement ultra-réactionnaire, on s’attendait à une continuité des attaques insidieuses contre l’environnement.
Mais comme avec la macronie le diable se cache dans les détails, en grattant un peu on découvre l’attrape-nigaud. Bayrou à l’astuce jésuitique, a pris soin de faire disparaître le terme climat de l’intitulé du nouveau portefeuille de la ministre, il n’apparaît même plus dans les autres ministères. Pour notre ministre, le feu de son ambition n’aura été que l’ombre d’un rêve, d’ailleurs qu’elle reste l’esprit serein, il n’y a pas lieu de s’inquiéter puisque le changement climatique a quitté le gouvernement. L’incompatibilité est évidente entre le capitalisme et le climat.
Faire confiance au capitalisme qui se pare de vert mène forcement à la déception. Quant au gouvernement macronien la confiance que certains lui ont accordée concernant le climat, comme avec le reste d’ailleurs, c’est comme une gomme, elle diminue à chaque erreur.
Michel Grossmann
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