INCOHÉRENCE

INCOHÉRENCE

Lorsque l’actualité politique est abordée dans une conversation, dire tout et son contraire est devenu un sport national. Il y a un décalage paradoxal entre le mécontentement exprimé et la critique des remèdes à apporter. Dans un brouillamini de phrases consacrées à l’usage, le fantasme alors est pris pour solution.

L’origine de cette divergence, c’est d’abord l’influence des médias. On sait bien le rôle crucial qu’ils ont dans la formation de l’opinion. Ils ne sont pas que de simples diffuseurs, ils influencent la compréhension et façonnent à leur guise la perception des idées. Aux mains des grands patrons de presse, les médias sont de véritables vecteurs d’idéologie, un danger pour le pluralisme. Vient ensuite la pensée molle qui s’est substituée à l’esprit critique, la capacité à évaluer les différents aspects de l’information avant de formuler son propre jugement.

Plutôt que de s’interroger, il est plus facile de répéter à l’envie, ce que la grande messe des journaux télévisés déverse comme informations délibérément biaisées. La propagande des médias, le mot n’est pas trop fort, jouent sur les émotions comme la peur et la colère pour convaincre, ce qui provoque des réactions fortes et pousse à réagir plutôt qu’à réfléchir.

Ainsi dans cet exercice, les fonctionnaires sont souvent stigmatisés et deviennent les boucs émissaires. Le refrain obsessionnel entendu dans ce cas, c’est : il y en a trop et trop onéreux ! (À noter, 22000 postes furent supprimés entre 2023 et 2024). La confusion des genres est flagrante quand on entend la suite !

Ces mêmes détracteurs s’insurgent contre le manque d’infirmières, le manque d’enseignants, le manque de lits à l’hôpital (5000 lits sont supprimés de moyenne par an), protestent quand les trains arrivent en retard, se révoltent quand on supprime un bureau de poste, contestent l’accès des étrangers à l’hôpital mais oublient que les médecins hospitaliers étrangers sont 24% de l’effectif et jusqu’à 80% dans certains hôpitaux généraux, s’indignent devant la lenteur de la justice, alors que le personnel croule sous les dossiers.

Pesantes d’inaction, ces parlottes donnent l’illusion de la vérité et de l’action. Hélas, la clé qui résoudrait leurs problèmes, ne rentre pas dans la bonne serrure.

 

Partager l'article :

Les dernières actus

DERRIÈRE LES PROMESSES, LA CASSE INDUSTRIELLE CONTINUE À ROMILLY

Le Coq sportif Le scénario était malheureusement écrit d’avance. Quelques semaines après les discours rassurants sur “la relance” du Coq sportif à Romilly-sur-Seine, la direction annonce désormais une “réduction significative” des effectifs de l’atelier de...

LES MAUX DES MOTS

On connait les répliques incisives et tendancieuses de Mélenchon qui flirte souvent avec une ambiguïté malsaine. Coutumier du fait, il se retrouve souvent dans une posture embarrassante et s’empêtre dans des explications vasouillardes. En jouant...

UNE SOIRÉE PLEINE DE PROMESSES !

Retour sur la soirée du collectif de la gauche troyenne Vendredi 22 mai dernier, les élu-e-s de la gauche troyenne ont organisé une petite soirée conviviale à l’Expression libre, bar associatif tenu par Xavier et...
1 2 3 551

Vous ne voulez rater aucun numéro de la Dépêche ?

Abonnez-vous, vous recevrez chaque numéro dans votre boîte aux lettres.
Je m'abonne

© 2026 - La Dépêche de l’Aube

Création : Agence MNKY

magnifiercrossmenuchevron-down
linkedin facebook pinterest youtube rss twitter instagram facebook-blank rss-blank linkedin-blank pinterest youtube twitter instagram