L’ASSEMBLÉE NATIONALE ADOPTE UN ARTICLE POUR RÉGULER L’INSTALLATION DES MÉDECINS

L’ASSEMBLÉE NATIONALE ADOPTE UN ARTICLE POUR RÉGULER L’INSTALLATION DES MÉDECINS

Déserts médicaux

Début avril, l’Assemblée nationale a adopté l’article phare de la loi destinée à lutter contre les déserts médicaux en incitant les médecins libéraux à s’y installer. La suite de la loi sera examinée en mai.

Un article adopté malgré l’opposition du gouvernement

L’article en question porté par le député socialiste Guillaume Garot, consiste à instaurer une régulation de l’installation des médecins en France. Ils seront donc obligés de solliciter une autorisation auprès de l’ARS (agence régionale de santé) pour s’installer dans les zones suffisamment pourvues en médecins, en revanche pas besoin d’autorisation pour une installation en désert médical.

En effet, aujourd’hui en France les 10 % de la population les mieux dotés en médecins généralistes ont accès en moyenne à 5,6 consultations par an tandis que les 10 % de la population les moins bien dotés ont accès en moyenne à 1,4 consultation par an, selon les derniers chiffres de la DREES.

Six millions de Français sont sans médecin traitant, huit millions de Français vivent dans un désert médical. Il y a donc urgence à trouver des solutions.
Mais force est de constater que cette solution ne plaît ni au gouvernement, ni à la droite ni au RN. Ils ont tous voté contre, alors qu’ils se targuent pourtant de vouloir lutter contre les déserts médicaux… Les mêmes qui nous disent lutter contre les fameux déserts font des choix politiques qui consistent à détruire toujours plus notre système de santé et/ou votent contre des lois qui proposent des solutions concrètes pour avancer.
Leurs arguments étant de dire que « les mesures coercitives » sont contre productives et enlèvent de l’attractivité au métier.

Arguments également appuyés par des organisations de médecins libéraux dans un communiqué de presse.

Les arguments libéraux balayés par le bon sens et l’urgence de la situation

Nicolas Sansu député communiste a réagi à ces arguments en expliquant « Régulation n’est pas coercition. Ils seront libres de s’installer dans 87 % du territoire, c’est-à-dire dans l’ensemble des zones sous-dotées qui ont urgemment besoin de médecins ».

De plus beaucoup de solutions moins « coercitives » ont déjà été mises en place pour essayer d’inciter les médecins à s’installer dans les zones de déserts médicaux comme des primes, contrats d’aide à l’installation, majoration d’honoraires etc… Mais sans résultat. Or la situation est urgente, dans certains territoires les Françaises et Français n’ont plus accès à un médecin traitant mais même plus à un médecin tout court. Il est donc nécessaire d’agir et c’était le but de cet article de loi qui a donc été adopté en deuxième lecture à l’Assemblée nationale (155 voix pour et 85 voix contre).

Et dans l’Aube ?

Notre département est particulièrement concerné par cette loi étant donné que nous sommes un désert médical. Il manque 40 à 50 médecins généralistes dans l’Aube. Nous comptons 69,4 médecins pour 100 000 habitants alors qu’on en compte 139,3 pour les Hautes Alpes, département le plus pourvu. La Guyane dernier département en compte 44,9. Sur l’ensemble des départements 16 seulement se trouvent derrière l’Aube toujours reconnu désert médical.

Les maisons de santé issues de la loi Bachelot du gouvernement Sarkozy nous ont été présentées comme la solution aux déserts médicaux. Quinze ans après les résultats les déserts médicaux n’ont pas reculé bien au contraire. Dans notre département on compte actuellement 30 maisons de santé. Pourtant l’Aube est toujours un désert médical avec un manque de médecins généralistes évident. Des millions d’euros d’argent public sont donc dépensés pour construire des maisons de santé flambant neuves mais sans médecins dedans.

Les communistes portent un autre modèle, celui d’un Centre de santé avec des professionnels de santé salariés. Aujourd’hui on constate que les centres de santé que l’on retrouve dans les municipalités à direction communiste mais aussi maintenant de plus en plus dans des villes dirigées par d’autres forces politiques, trouvent plus facilement des médecins. Dans l’Aube c’est notamment le cas de Nogent-sur-Seine qui a recruté l’année dernière son 4e médecin salarié.

Evidemment, dans ce cadre-là, l’article de loi qui vient d’être adopté ne peut qu’aider à faire en sorte que nous sortions de la situation critique dans laquelle se trouve notre département.

Il est important de noter qu’aucun des députés de notre département, pourtant désert médical rappelons le, n’a voté pour cette proposition. Angélique Ranc et Jordan Guiton ont voté contre et Valérie Bazin Malgras n’était pas présente au vote.

Encore une fois, nous constatons de quel côté sont certains élus et force est de constater que ce n’est pas du côté de la population.

 

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