
Troyes
La mairie de Troyes a récemment publié un appel d’offres concernant la « fourniture et la livraison de la tenue commune pour les enfants scolarisés dans les écoles de la ville de Troyes ».
En effet, la nouvelle école primaire internationale encore en construction, va rejoindre elle aussi le dispositif de l’uniforme obligatoire à la rentrée 2025. Les écoles élémentaire et maternelle Cousteau, l’école maternelle Jacques de Létin, l’école élémentaire Diderot et l’école primaire Paul Bert y sont quant à elles depuis la rentrée de septembre.
L’uniforme sera donc mis en place à l’école internationale dès la maternelle et jusqu’au CM2. Selon Stéphanie Baroin adjointe à l’Éducation l’idée à terme serait d’élargir le dispositif à l’ensemble des écoles troyennes. Cette thématique sera donc au débat des prochaines municipales. Selon l’adjointe au maire « la première année est essentiellement positive avec des marqueurs forts ». Elle parle même de « fierté à représenter son école ».
Peut-être faut-il rappeler au maire de Troyes et à son adjointe que le taux de pauvreté à Troyes est plus fort que la moyenne nationale, que de trop nombreux enfants subissent la précarité et que ce n’est pas un uniforme qui règle les inégalités sociales. L’uniforme ne permet pas de payer la cantine scolaire, ni même d’avoir un logement décent où dormir le soir.
Finalement l’uniforme n’est qu’un effet placebo pour donner bonne conscience à des dirigeants qui préfèrent mettre l’argent dans les caméras plutôt que dans le social. Masquer les signes extérieurs de richesse sous une doudoune sans manche n’est pas lutter contre les inégalités sociales.
Comme l’avait très bien dit Anna Zajac lors du débat sur le sujet en Conseil municipal début 2024 « l’égalité à l’école passe par des moyens, pas par l’uniforme ». En réalité rappelons à Monsieur Baroin que tout est une question de choix politique.
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