

Industrie - emploi
Petit Bateau fleuron de la fabrication du vêtement pour enfant mis en vente par Yves Rocher, Le Coq Sportif en redressement judiciaire, le laboratoire de l’ex groupe soufflet menacé de fermeture, liquidation de l’usine Portec à Piney et d’Atlantem à Maizieres La Grande Paroisse… ce sont des centaines d’emplois menacés alors que d’autres sont déjà liquidés.
Le patronat premier responsable
Les stratégies patronales de recherche de profits maximum par tous les moyens ont désindustrialisé notre département. Vingt-mille emplois textile ont été supprimés avec les délocalisations des productions vers les pays à bas salaires. Mais au-delà, cette casse de l’industrie textile a entraîné la fermeture d’entreprises de mécanique et de fabrication des métiers à tisser pour la bonneterie pourtant à la pointe de la technologie à l’exemple de Lebocey. C’est tout un savoir-faire et des compétences qui ont pratiquement disparu.
Bien seuls
Les communistes aubois et la CGT ont été bien souvent seuls pour s’opposer à cette casse industrielle et pour démontrer qu’elle n’était pas une fatalité mais bien la résultante de choix politiques et patronaux.
Aux côtés des salariés en lutte pour conserver leurs emplois, ils ont même écrit, avec des députés communistes venus sur le terrain, un projet de loi anti délocalisation.
La droite auboise avait tiré un trait sur cette industrie et nous vendait une reconversion touristique de notre département alors que le FN, aujourd’hui RN, n’a jamais dit un mot pour condamner cette désindustrialisation au moment où les salariés perdaient leurs emplois.
Résultat : chômage, précarité, misère
Pas étonnant dans ces conditions que le niveau du chômage reste élevé dans l’Aube. Il est trois points au-dessus de la moyenne nationale. Les Restos du coeur, le Secours populaire et d’autres associations de solidarité n’ont jamais vu autant de monde à leur permanences et distributions alimentaires. Dans notre département près de 30 000 personnes sont dépendantes du RSA pour vivre. Pour 2023, le versement du RSA représentait une soixantaine de millions d’euros pour notre département.
Les coûts des délocalisations dont on ne parle pas
Le patronat, pour justifier ses choix, n’a qu’un mot à la bouche : le soi-disant coût du travail. Faut-il encore lui rappeler que le travail n’est pas un coût mais une richesse qui développe l’économie réelle. Mais bien évidemment silence radio sur la facture laissée à la société par le patronat justement avec cette recherche de profits maximum dans les pays à bas salaires où l’on fait travailler des enfants. Des milliards d’euros ont été dépensés par l’État et les Collectivités territoriales pour financer les plans de licenciements et la soi- disante reconversion des salariés.
Au plan national, le coût du RSA représente deux milliards d’euros pour maintenir des salariés dans la précarité au lieu de leur donner un travail. Personne ne parle non plus des coûts pour la Sécurité sociale suite à la dégradation de l’état de santé pour les chômeurs de longue durée notamment.
Personne ne parle non plus du coût pour l’environnement avec l’exportation de produits qui font, dans certains cas, plusieurs fois le tour du monde avant d’arriver sur nos étals. La facture est lourde, très lourde.
Réindustrialiser notre pays
Aujourd’hui nous constatons que ceux qui ont accompagné cette casse industrielle se veulent les ardents défenseurs de la ré-industrialisation. Dont acte !
Est-ce à dire que le PCF et la CGT ont eu raison avant d’autres quand ils s’opposaient avec les salariés au démantèlement industriel ?
Notre pays doit en la matière retrouver tout sa souveraineté. Comme l’exprime souvent Fabien Roussel au nom du Parti communiste : produisons en France ce que nous consommons en France.
Réindustrialiser notre pays, relocaliser nos productions c’est bon pour notre économie car ce sont des emplois, des salaires, des cotisations sociales pour la Sécurité sociale et des impôts pour le budget de l’État. C’est bon aussi pour l’environnement puisque c’est moins de CO2 dans l’atmosphère dû aux transports des marchandises qui pourraient être fabriquées dans notre pays.
Dans l’Aube, comme dans toute la France, les communistes se mobilisent pour mener ce combat d’avenir
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