AU NOM DU PÈZE, ET DU FRIC ET DU SAINT PROFIT

AU NOM DU PÈZE, ET DU FRIC ET DU SAINT PROFIT

Le triumvirat était à l’origine, une fonction de la magistrature romaine composée de trois hommes qui décidaient et exerçaient le pouvoir. Trump est, si l’on peut dire, un triumvirat à lui tout seul, président d’un État, capitaliste et facho. Nous pourrions le croire fou et déconnecté de la réalité tant son attitude est irrationnelle. Ce qui domine néanmoins dans cette personnalité malfaisante et enfoui au plus profond de lui-même, c’est bien le capitalisme. Son phantasme ? une Amérique, un monde sans loi ni contrainte, où le dollar roi règnerait en maître.

Le costume de chef de l’État américain lui permet de maîtriser le pouvoir exécutif. Sous sa présidence autoritaire, il est en train de transformer la démocratie américaine de façon incompatible avec la Constitution. Ses positions extravagantes sur les annexions qu’il envisage, son penchant dictatorial, son narcissisme, sa violence, son intolérance et ses menaces sur la destinée du monde, ont des relents fascisants. La troisième facette du personnage, facilitée par les deux premières, est mercantile et bien là pour implanter un capitalisme brutal et perpétuer ses privilèges. Sa position de chef d’État plébiscité par une forte majorité d’Américains lui donne les coudées franches pour mener une politique à sa convenance.

Au coeur de cette posture il y a le capitaliste qui veille aux grains. Un capitaliste débridé prêt à tout allant jusqu’à mettre la démocratie en péril dans son propre pays et de balayer tous les accords et conventions dans sa politique extérieure, disposé à n’importe quel acte pour dominer la richesse du monde. S’accaparer des terres rares principalement situées en Ukraine et Groenland en est un exemple. Son compère Musk lorgne sur ces terres rares indispensables dans la fabrication de procédés de haute technologie.

La réussite du slogan MAGA, se fera au détriment du reste du monde. Cet hyper capitalisme autoritaire américain à la sauce Trump, sorte de nationaliste capitalisme nous fait penser à une autre époque où le national-socialisme avait l’espoir de vivre mille ans. Pour l’heure le fric et le capitalisme à la Trump ont le vent en poupe, mais gare à la gueule de bois pour ceux qui ont voté pour « l’agent Orange ».

Après seulement à peine deux mois à la tête des États-Unis, les Américains ne semblent pas convaincus par l’action de Trump, notamment sur sa gestion de l’économie et ses efforts pour réduire les dépenses fédérales. De nombreux Américains commencent à se retrouver au chômage du fait des actions brutales de Musk. Leur avenir est dans la pochette surprise Trump. Le capitalisme finit toujours par décevoir les attentes populaires.

NB : MAGA : Make América Great Again « rendre sa grandeur à l’Amérique ».

Louis Michel

 

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