NOTRE DÉPARTEMENT À LA DIÈTE

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26 février 2025

Conseil départemental - Orientations budgétaires

Le Conseil départemental vient de tenir son débat d’orientation budgétaires pour 2025. Un passage obligé pour chaque Collectivité territoriale. On peut ainsi y mesurer toutes les conséquences des choix budgétaires du gouvernement Bayrou marqués par une austérité renforcée, les Collectivités territoriales n’y échappent pas.

Pourtant elles ne participent qu’à hauteur de 8% dans le déficit public. Notons encore qu’elles réalisent chaque année 70% d’investissements publics, mais le dogme de la baisse à tout prix et par tous les moyens des dépenses publiques traduira par une baisse de 7,1 milliards des dotations d’états faussement minimisée à 2,2 milliards d’euros par le gouvernement.

Des conséquences directes dans notre département

Ces restrictions financières font peser de lourds danger sur les services publics et le quotidien des citoyens : on le constate dans les orientations du département de l’Aube. Tous les services sont appelés à rechercher des économies à réaliser : les crédits routiers, ceux alloués aux collèges alors que la plupart d’entre eux sont déjà dans une gestion tendue, certaines subventions seront encadrées comme par exemple les bourses d’étude.

L’objectif recherché par le Président du Conseil départemental est de rechercher à tout prix de réduire les dépenses alors que dans certains secteurs il faudrait plutôt les augmenter pour mieux répondre aux besoins des Auboises et Aubois.

Notons également que les dépenses d’investissements seraient de 75 millions d’euros en 2025 contre 94 millions en 2024, soit une baisse d’une vingtaine de millions d’euros. Baisse qui aura forcément des conséquences sur l’activité des entreprises du BTP et des artisans qui, pourtant, en auraient besoin pour maintenir au moins leur niveau d’emploi. Les dépenses d’investissement devraient continuer à baisser pour atteindre 50 millions ces prochaines années.

Pour 2025, le département devrait avoir recours à un emprunt de 44 millions d’euros pour couvrir les investissements envisagés.

Comme on pouvait s’y attendre les Conseillers départementaux ont fait mine de découvrir cette situation, alors que le budget Bayrou n’est que la reprise du budget Barnier un des proches de la plupart d’entre eux.

Ne pas confondre dette et déficit !

À tous les niveaux, leur obsession est la baisse de la dépense publique au lieu d’aller rechercher des recettes nouvelles et pour nous faire avaler la pilule, ils brandissent la dette comme un épouvantail. En omettant, bien sûr, de dire que pour beaucoup des dernières dettes, que nous appelons nous communistes des avances faites pour investir, il y a investissement pour réaliser des équipements et de grandes infrastructures. Il y a donc avec ces avances bancaires de l’activité économique donc : de l’emploi, des salaires et des cotisations, des impôts… qui rentrent dans les caisses de l’État.

La dette c'est comme le cholestérol : il y a la bonne qui finance les équipements et infrastructures, les services publics, et la mauvaise, celle qui finance les marchés financiers, par le biais, par exemple, de taux d’intérêt exorbitants qu’ils imposent aux collectivités territoriales. Il ne faut donc pas confondre la dette et le déficit qui n’est rien d’autre que le coût du capital exigé par la finance.

Pour les communistes, la création d’un Pôle public bancaire à partir de la BPI (banque publique d’investissement) de la Caisse des dépôts et la nationalisation de banques permettrait de commencer à s’émanciper des marchés financiers. Ce Pôle public pourrait prêter à taux zéro aux Collectivités locales par exemple, la charge des intérêts étant prise par l’État dans le cadre d’un redéploiement des 200 milliards d’aides qu’il accorde aujourd’hui aux entreprises chaque année sans aucun contrôle, ni contrepartie en matière d’emploi et de salaires.

 

 

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