L’ UPOP REVIT

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28 mai 2021
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Après tous ces bâtons dans les roues médicaux autant que politiques, l’Université populaire a décidé de se régénérer dès la rentrée de septembre. Elle a écouté la voix des artistes occupeurs de théâtres qui invitaient à fomenter des spectacles autant que des révolutions. A défaut de ces dernières, longues à préparer quand on n’a qu’une mèche et pas de tonneau de poudre, l’Upop est allé prendre des leçons dans l’histoire de la Commune de Paris. Celle qui fut massacrée par Versailles, détestée par les bourgeois et oubliée par l’histoire.
Pour se venger de cet oubli, les idées des Communeux (qui brûlèrent la guillotine) se mettent de temps en temps à flamber lors des grands mouvements populaires et finissent même par s’imposer : école laïque gratuite et obligatoire, séparation des églises et de l’état, suppression des maisons closes (liée à l’époque à l’extrême pauvreté des femmes qui y font leur “cinquième quart”, cad une activité d’appoint)
Il reste des idées non encore appliquées comme l’égalité des salaires entre hommes et femmes. Et donc « on lâche rien ! »
Voilà la raison pour laquelle nous programmons 2 conférences sur le sujet les 21 et 28 septembre prochains :

- Les femmes de la Commune.
- Eugène VARLIN, ouvrier relieur.

Ce sont 2 spécialistes qui viendront traiter ces sujets. Francis PIAN, membre dirigeant des Amis de la Commune et Michèle AUDIN, mathématicienne de profession et autrice de passion.
Le mépris de la bourgeoisie pour les femmes qui ont participé à la révolte se lit dans les épithètes dont on les affubla : pétroleuses, harengères ou putains. On les montra comme des monstruosités transgressant tout et cela du seul fait qu’elles étaient des femmes. Leur engagement concret jusqu’aux barricades a pourtant fait avancer la cause féministe. On se souvient que les femmes allèrent, 80 ans plus tôt, le 5 octobre 1789, réclamer du pain à Versailles et que c’est le roi qu’elles ramenèrent à Paris. Rien ne nait de rien et la route est longue pour qu’un rêve de justice devienne réalité. Là encore « On lâche rien ! »
Ces 2 conférences nous feront connaître quels rôles ont tenu Louise Michel, Elisabeth Dimitrieff, Léo André, Paule Minck, ou Nathalie Le Mel.
A noter que Michèle Audin, fille du mathématicien Maurice Audin, assassiné par les paras en Algérie, poursuit dans cet engagement en faveur des héros de la Commune, à rendre hommage « à celles et à ceux qui n’ont pas d’histoire ».
C’est pourquoi elle s’est attachée à retracer la vie d’Eugène Varlin, ouvrier relieur, créateur d’une Société de solidarité puis d’une Fédération ouvrière qui deviendra plus tard la CGT. Varlin avait adhéré en 1865 à la « Première internationale » créée en 1864. Il sera fusillé le 28 mai lors de la Semaine sanglante.
L’UPOP fera revenir dès le mois suivants les « licenciés » du Covid , Bernard Vasseur (Elsa), Jean Lebrun (Journaux collabos), Thomas Huchon (les sectes-ADFI), Henri Alexandre (Darwin) etc.

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