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4 novembre 2026
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Sécurité Sociale

Le budget de la Sécurité sociale offre un spectacle parlementaire instructif. Entre économies sur la santé, exonérations patronales et taxation des mutuelles, les choix budgétaires méritent quelques observations.

Le gouvernement cherche des milliards pour réduire le déficit de la Sécurité sociale. Au programme : économies sur les dépenses de santé, efforts demandés aux retraités et nouvelles contributions des complémentaires santé. Mais lorsqu’il est question de réduire les allègements de cotisations patronales, le débat change de tonalité. Une mesure censée rapporter 3,7 milliards d’euros a ainsi été écartée en commission des affaires sociales.

Le Rassemblement national, qui affiche son opposition à cette réduction des allègements, offre ici un sujet de satire tout trouvé : la Sécurité sociale doit faire des économies, mais attention à ne pas déranger les exonérations des entreprises !

Les complémentaires mises à contribution

Et les mutuelles ? Elles connaissent déjà la recette : une contribution exceptionnelle par-ci, un transfert de charges par-là. Pour 2026, une contribution de 2,05 % a été instituée sur les cotisations des complémentaires santé. On peut toujours appeler cela une contribution des organismes complémentaires. Mais ces organismes vivent des cotisations de leurs adhérents. La facture ne disparaît pas parce qu’on change le nom de celui à qui on l’adresse.

Le véritable enjeu est pourtant simple : une Sécurité sociale qui perd des recettes et réduit ses remboursements laisse davantage de dépenses à la charge des complémentaires et des ménages.

Dans ce débat, chacun revendique la défense du pouvoir d’achat. Reste à examiner, amendement après amendement, qui doit réellement financer l’effort. Car à force de vouloir guérir la Sécurité sociale en réduisant ses moyens, on risque surtout de prolonger la maladie.

Et pendant que les parlementaires débattent du traitement, les assurés attendent toujours qu’on leur présente une ordonnance qui ne se termine pas par : « Reste à votre charge. »

Féthi Cheikh

 

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