
Avec la prochaine élection présidentielle qui avance à grands pas, chez les libéraux de tout poil, tout le monde s’accorde sur un constat : faudra-t-il s’unir ? La question reste simplement de savoir autour de qui.
Sur le papier, le casting a fière allure. On retrouve des candidats d’expérience, des figures montantes, des figures descendantes et des personnalités dont on avait oublié l’existence jusqu’à la publication de leur dernier livre sur la justification de leur travail de sape quand ils étaient au pouvoir.
Quelque part, ils fêteront leurs noces d’or… après cinquante ans de laisser-faire, de démantèlement industriel, après un demi-siècle de rabotage des acquis sociaux, il reste encore un peu de bois…
Si la France vacille, il n’y a qu’à regarder le diagnostic. De Giscard d’Estaing au macronisme, les mêmes recettes libérales sont appliquées depuis des décennies. À coups de baisse des investissements publics, de désindustrialisation massive, de casse des services publics, c’est le résultat de cinquante ans de pouvoir, cinquante ans d’échec.
Le constat après un demi-siècle d’hégémonie de la pensée libérale et conservatrice est limpide : la promesse du ruissellement ne s’est jamais réalisée, et le socle républicain s’est érodé. Pour redresser la France, il devient urgent de briser cette orthodoxie et de placer le soutien aux services publics, la justice fiscale et la planification écologique au coeur de l’action publique. En clair, changer de cap ou s’enfoncer.
Michel Grossmann
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