
Déclaration de Macron
Emmanuel Macron reconnaît la légitimité des revendications sociales, mais élude leurs causes, dénonce le PCF. En invoquant le pétrole et le conflit dans le Golfe, il passe sous silence les profits des multinationales, les rémunérations bloquées, l’affaiblissement des services publics et l’austérité budgétaire annoncée pour 2027.
Le PCF condamne les violences, mais refuse qu’elles justifient des interdictions de rassemblement. Manifester et faire grève constituent des droits démocratiques que le gouvernement doit garantir. Renvoyer les revendications à l’élection présidentielle ne répond pas à l’urgence sociale.
Les communistes réclament l’augmentation des salaires et pensions, le plafonnement des carburants à 1,60 euro, des financements supplémentaires pour l’école, les services publics et les collectivités. Ils proposent la maîtrise publique de TotalÉnergies et d’Engie aux côtés d’EDF, une contribution accrue des grandes fortunes et des revenus financiers, ainsi que davantage de pouvoirs pour les salariés.
Pour financer les besoins sociaux et écologiques, le PCF défend un fonds d’avance de 100 milliards d’euros et conteste les 211 milliards d’aides aux entreprises accordées sans critères. La conférence sociale proposée par Fabien Roussel, associant la jeunesse, doit aboutir à des engagements chiffrés et datés. Le parti prépare la mobilisation du 5 novembre.
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