
À quelques mois de l’échéance présidentielle, le paysage politique français a vu se multiplier les déclarations d’intention et les stratégies d’alliance. Avec tous les prétendants déclarés, pressentis ou simplement pris d’une crise soudaine d’ambition, la course à l’Élysée ressemble désormais à la billetterie du concert de Céline Dion.
L’élection présidentielle ne peut pas être traitée comme un simple spectacle médiatique ou une compétition d’écuries politiques. Choisir le chef de l’État, c’est définir la trajectoire économique, sociale et géopolitique de la nation pour les années à venir. Face aux défis actuels : transition écologique, souveraineté industrielle, stabilité budgétaire et cohésion sociale, le scrutin exige de la gravité et du discernement. Sur l’échiquier politique, de l’extrême droite au centre, grossi par quelques-uns cherchant à se distinguer ou à élargir leur électorat pour refaire surface, c’est le grand déballage des candidatures. Dans le débat politique, leurs prétentions à représenter « le peuple » abondent de l’extrême droite au centre. Vouloir imiter la gauche ne se définit pas par des paroles, mais par des choix et des actes. Or, l’examen de leurs bilans montre que ces forces politiques se sont toujours inscrites dans des logiques éloignées des intérêts des classes populaires et du pays.
Le Parti communiste français a joué un rôle moteur dans la conquête de nombreux droits sociaux en France et est le seul à être resté fidèle à ses engagements. Dans cette période, il est indispensable de le souligner.
Louis Michel
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