

Cette année, la Fête nationale de l’Unità, le journal communiste fondé par Gramsci, a eu lieu en même temps que la Fête de l’Humanité, à Pomigliano, ville historique des grandes usines. Et Elly Schlein, secrétaire du PD, le 12 septembre, a rappelé qu’une politique de transformation sociale ne peut être portée que par une trajectoire collective, par une force collective, populaire mais jamais populiste. Le même jour, Fabien Roussel dans son discours sur la Grande Scène, sous un soleil de plomb, a remis à l’honneur la notion d’intérêt de classe, moteur de toute transformation sociale. Comme dans l’Ancien Régime, la finance, en sous-main dans les gouvernements Macron, s’est attribué des privilèges, tels les 500Mds € d’impôts supprimés ou baissés ou la négociation de l’amende pour fraude fiscale, privilèges qui seront abolis en cas de victoire et remplacés par le rétablissement de l’ISF et une cotisation sur les revenus financiers et les dividendes. Ces privilèges n’ont pu être mis en place que par l’absence de démocratie effective là où est le pouvoir.
À l’Assemblée nationale, par exemple, et dans les élections en général. « On travaille, on décide », ce devrait être ainsi. C’est pourquoi il faudra exiger partout la parité sociale, en plus de la parité tout court : au gouvernement, à l’Assemblée, comme dans les entreprises. La démocratie, en effet, n’a pas d’autre sens : le peuple doit gouverner parce qu’il en a le pouvoir, pouvoir qu’il a arraché, en ce qui nous concerne, à la Révolution, et qu’il doit nécessairement reprendre pour, et c’est urgent, vivre mieux.
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