

Comme le dit Marx dans le livre I du Capital « Après moi le Déluge, telle est la devise de tout capitaliste ». Les torrents d'eau, de pierres et de boue qui ont dévasté le Népal le 26 août, puis le mur d’eau meurtrier qui a envahi le Grand Canyon aux USA le 29 août en sont l’illustration. Le réchauffement climatique dû au capitalisme a des conséquences si rapides qu’il devient même difficile de les prévoir à temps. Le libéralisme, fer de lance de l'industrie capitaliste, est donc un joueur de pipeau qui nous a conduits au bord de la falaise. Et il pense sans doute être le seul à ne pas devoir tomber. À tort : dans sa frénésie de tout privatiser, 80% des universités françaises, donc la recherche, à la base de l'innovation et du progrès, sont au bord de la faillite. Or de la matière grise, il va en falloir pour changer radicalement la production et les modes de production, ce que le Plan Climat du PCF présente comme une exigence inévitable pour relever le défi climatique et assurer le progrès social et la paix. Mais ce n'est pas l'urgence climatique qui mettra un coup d'arrêt à une économie n'ayant pour but que le profit, ce sera un changement de volonté politique.
Alors cette exigence a besoin d’une voix forte dans la campagne présidentielle. Une voix qui parle du bien public, l’intérêt de tous, des biens publics, les services publics dont il faut arrêter la destruction programmée et qu'il faut étendre, de la coopération, d'une nouvelle industrialisation et, clef de voûte, d'une nouvelle utilisation de l'argent public. Une voix forte qui s’adresse à l’ensemble du peuple sans en exclure certaines composantes au titre du statut, de la couleur, de la religion, ce que l’on entend à l’extrême droite, mais c’est leur fonds de commerce, et désormais aussi à gauche, mais est-ce alors encore la gauche quand on oublie l'universalisme hérité des Lumières ? Dans ce moment critique où il s'agit de transformer le monde, cette voix ne peut être que communiste.
Gisèle Malaval
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