
Légionellose à l’Aqua’Bar de Bar-sur-Aube
Dix jours dans le coma, plusieurs semaines d’hospitalisation et 20 à 25 kilos perdus.
Quelques jours après son embauche à l’Aqua’Bar de Bar-sur-Aube, un technicien contracte une légionellose sévère, maladie grave qui peut être mortelle. L’enquête de l’ARS n’a pas permis d’établir l’origine de la contamination : des légionelles ont été retrouvées dans une douche de la piscine, à un niveau très inférieur au seuil réglementaire, mais également au domicile du salarié.
Cette absence de certitude ne clôt pas le débat. Pourquoi la piscine est-elle restée ouverte pendant les investigations ? Les habitants de l’immeuble concerné ont-ils été suffisamment informés ? D’éventuels autres cas ont-ils été recherchés parmi les usagers ?
À ces interrogations s’ajoute une situation sociale brutale : sorti de l’hôpital le 13 juillet, le salarié apprend quatre jours plus tard la fin de sa période d’essai. L’entreprise affirme que cette décision avait été engagée avant son hospitalisation.
La CGT demande des explications. Lorsqu’un salarié manque de mourir, toutes les zones d’ombre méritent d’être levées.
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