
Macron en fin de règne, place ses pions aux postes importants et stratégiques de l’état, en nommant des personnalités compatibles avec son logiciel politique. Après Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes et Ferrand à la présidence du Conseil constitutionnel, pour ne citer qu’eux, en remplacement de Claire Hédon « Défenseure des droits et des libertés », il propose François-Noel Buffet. Inscrite dans la constitution, cette autorité administrative indépendante est une institution essentielle à l’équilibre démocratique et au fonctionnement de l’État de droit. Protectrice des plus vulnérable, elle est garante des droits et des libertés fondamentales de toutes et de tous.
Hors Buffet, proche de Bruno Retailleau, est incompatible avec les missions du poste, il va à rebours des sujets portés par l’institution. Son parcours et ses combats idéologiques interrogent profondément sa capacité à incarner l’esprit de la fonction. Avec Buffet ce sera un véritable sabotage de cette institution. Il est connu pour ses positions ultraconservatrices, lui qui a manifesté contre le mariage pour tous, s’est opposé à l’accès à la PMA pour toutes les femmes comme à la constitutionnalisation de l’IVG, anti -immigration et n’est pas le dernier à mener croisade contre l’Aide médicale d’État.
Une soixantaine d’associations et syndicats ont dénoncé, jeudi 9 juillet, la proposition du président Emmanuel Macron de nommer François-Noël Buffet comme Défenseur des droits. Un « recul pour la démocratie et un pied de nez à la société civile » selon eux. Malgré leurs avis Macron, en persistant, fait un bras d’honneur à la société civile. Nommer Buffet à ce poste c’est comme nommer Landru ministre des Droits de la femme !
Michel Grossmann
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