
Bar-sur-Aube - Chaumont - services publics
Amis et lecteurs de La Dépêche de l’Aube bonjour, décidément les services publics enchaînent leur propre auto destruction, les services de la Poste de Bar-sur-Aube il y a quelques semaines ( Voir l’article paru dans La Dépêche du 22 mai 2026 ). Et maintenant, c’est le tour du service public hospitalier de Chaumont Haute-Marne d’être concerné. Pour nous Barsuraubois, Chaumont est plus près que Troyes pour se faire soigner, et son hôpital dispose d’un scanner et d’une IRM.
Françoise, mon épouse, prend en juin dernier un RDV le 10 juillet à l’hôpital de Chaumont pour une IRM. Elle se présente le jour J à son RDV, passe son IRM, et ensuite se rend au secrétariat afin de finaliser le dossier médical. La secrétaire lui réclame 55 € pour la prestation, comme j’accompagnais ma femme, je demande pourquoi payer cette somme, alors que tout est pris en charges à l’hôpital public ? ( Sécu, mutuelle, via la carte Sécurité sociale ). Et là nous apprenons que ce n’est pas le service public mais la clinique privée ELSAN de Chaumont qui a fait passer l’IRM à Françoise ? ( ELSAN fonds de pension américain ).
Notre surprise et notre colère sont grandes, car nous sommes de fervents défenseurs du service public, sauf bien sûr si nous n’avons pas le choix. Notre surprise est encore plus grande sur l’hôpital, car il mutualise les outils médicaux et les locaux pour la clinique privée, outils et locaux payés par le contribuable. Un jour c’est l’hôpital public qui fait passer les scanners et IRM et un autre jour c’est la clinique privée.
À la prise du RDV, mon épouse n’a eu aucune information par le secrétariat de l’hôpital qui n’a pas fait mention de cela, car bien sûr elle aurait choisi l’hôpital public.
C’est encore et toujours les mauvais coups du capitalisme. En tant que communiste je dénonce cette mascarade de mutualisation, l’hôpital public et ceux qui le dirigent ne doivent pas se fourvoyer à faire cela. Le fossé se creuse entre ceux qui peuvent se soigner, et le nombre impressionnant de ceux qui ne le peuvent plus. L’hôpital de Chaumont malheureusement contribue à cette horreur de médecine à deux vitesses.
PATRICK GRACIA
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