
Alors que la France est plombée par la chaleur, la question se pose sur les déclarations prometteuses de Macron qui avait l’intention de devenir le champion toutes catégories de la lutte contre le réchauffement climatique. Il avait le projet ambitieux de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 55% d’ici 2030, pour atteindre la neutralité en 2050. Pour ce faire, il créa le Haut Conseil pour le Climat, que reste-t-il des 149 mesures préconisées en 2020 par cette Convention citoyenne pour le climat ? Un sentiment de gâchis et de temps perdu.
Le dernier rapport annuel du Haut Conseil pour le Climat a fait un constat affligeant pour l’action du gouvernement Macron. La baisse des émissions de CO2 fut catastrophique en 2025. Seulement -1,5 % par rapport à 2024. C’est encore plus mauvais que les années précédentes. Elles étaient de -3,9% entre 2021 et 2022, -6% entre 2022 et 2023. Nous sommes loin des ambitions climatiques du candidat Macron qui promettait en 2022, « mon quinquennat sera écologique ou ne sera pas ». En 2017 il déclarait, « il n’y a pas de plan B car il n’y a pas de planète B » disait-il. Comme toujours, il a le sens de la formule, mais une fois de plus il a fait un grand écart entre ses discours et ses actions. Il en résulte qu’il y eu 2000 décès lors de la canicule de l’été 2025.
Nous venons de subir une moyenne de 35 degrés dans l’ensemble du pays, des décès sont déjà annoncés, l’été sera encore long. Peut-on accepter que d’été en été, les canicules deviennent une norme ? Que les inondations détruisent les biens acquis au prix d’efforts d’une vie de travail mettant les familles dans le désarroi ? Que la sécheresse et les événements météorologiques menacent la vie de milliers de personnes sur terre ? Relever le défi climatique c’est possible, il ne manque que la volonté politique.
Michel Grossmann
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