
L'actu du PCF
Dans le cadre du 40e congrès du PCF, les sections de Troyes Agglo et Romilly-Nogent ont renouvelé leurs équipes de direction et élu deux nouveaux secrétaires de section, Charline Briot à Troyes et Dimitri Tissot à Romilly. Nous leur avons posé trois questions.
LDA : Tu viens d’être élu.e secrétaire de section. Quel regard portes-tu sur cette responsabilité et quelles seront tes priorités pour les mois à venir ?
Charline Briot : Je prends à coeur cette nouvelle responsabilité et je suis honorée de la confiance que me portent les camarades. Après m’être investie pleinement dans la campagne des élections municipales à Troyes, j’ai envie de poursuivre mon travail au sein de la section. Il s’agira entre autres de réorganiser la section en nous appuyant sur nos forces vives, et de la redynamiser par des initiatives locales (formations, actions de solidarité, déploiement…). La création d’un collectif autour des municipales pour traiter des sujets abordés dans les communes dans lesquelles nous avons des élu-e-s me semble être un bon angle d’attaque pour répondre aux enjeux locaux et porter nos idées au sein des instances.
Dimitri Tissot : Je mesure pleinement la responsabilité qui m’a été confiée par les camarades. Être secrétaire de section, ce n’est pas exercer une fonction individuelle, c’est animer un collectif, faire vivre le débat démocratique et permettre à notre organisation d’être toujours plus utile aux habitants.
Ma priorité sera de renforcer notre présence sur le terrain, au plus près des préoccupations quotidiennes des Romillon.nes. Nous devons être visibles, à l’écoute et capables de porter des propositions concrètes face aux difficultés sociales, économiques et environnementales que rencontrent de nombreuses familles.
LDA : Quels sont, selon toi, les principaux enjeux pour les habitants de Troyes / Romilly aujourd’hui ?
C. B. : Lors de la campagne pour les municipales à Troyes, nous avons pointé plusieurs thématiques importantes à porter dans le débat. Après 30 ans de politique de droite, le constat est alarmant en termes de politique environnementale, mais aussi de services publics (transport, santé…). Notre présence sur le terrain nous a permis d’échange avec la population troyenne sur différentes problématiques, il faut donc travailler à poursuivre ce lien.
D. T. : Les préoccupations sont nombreuses, mais l’accès aux services publics est un enjeu majeur. Que ce soit dans la santé, l’éducation, les transports ou les services de proximité, beaucoup d’habitants ont le sentiment d’un recul de la présence publique. À Romilly comme à Troyes, nous devons défendre l’égalité d’accès aux droits pour tous.
L’emploi et l’avenir industriel de notre territoire demeurent aussi des questions essentielles. Nous avons besoin d’une politique ambitieuse de réindustrialisation, de soutien aux filières locales et de développement de formations qualifiantes pour les jeunes.
LDA : Le congrès du PCF met l’accent sur le renforcement du Parti et sa présence sur le terrain. Comment comptes-tu faire vivre cette ambition localement ?
C. B. : Il convient évidemment de poursuivre nos actions de déploiement sur les marchés pour distribuer La Dépêche de l’Aube. Nous organiserons plus régulièrement des déploiements à des endroits et des moments stratégiques selon l’actualité (devant les entreprises par exemple).
Afin de renforcer le Parti, nous relayerons les différentes campagnes nationales (services publics, familles monoparentales, Plan Climat…). Nous continuerons d’être présents dans les actions et manifestations locales.
D. T. : Cette ambition doit d’abord se traduire par une présence régulière et visible auprès de la population. Cela passe par davantage de rencontres dans les quartiers, sur les marchés, devant les entreprises, mais aussi par l’organisation de débats publics et d’initiatives sur les grands enjeux locaux et nationaux.
Nous devons également renforcer notre implantation en créant de nouveaux espaces d’échange avec les habitants, les associations, les syndicats et l’ensemble des acteurs engagés dans la vie locale. Le Parti doit être un point d’appui pour celles et ceux qui veulent agir pour transformer la société.
Le renforcement du PCF passe aussi par le développement de nos effectifs. Il nous faut accueillir, former et accompagner les nouveaux adhérents afin qu’ils trouvent pleinement leur place dans notre action collective.
Enfin, je crois que notre crédibilité repose sur notre capacité à être utiles concrètement. Être présents lors des mobilisations sociales, défendre les services publics, porter des propositions pour l’emploi, le logement et le pouvoir d’achat : c’est ainsi que nous ferons vivre, localement, les orientations du congrès et que nous renforcerons durablement notre influence.
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