SALAIRES : LA CGT MONTE AU CRÉNEAU

SALAIRES : LA CGT MONTE AU CRÉNEAU

22 juin 2026

Groupe Lacoste

Le 13 mai dernier, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) a confirmé qu’en avril 2026, l’indice des prix à la consommation (IPC) avait augmenté de 1,0 % sur un mois, comme en mars, après une hausse de 0,6 % en février. Cela signifie qu’en avril 2026, les prix à la consommation ont progressé de 2,2 % sur un an.

Face à l’envolée du prix des carburants, les représentants CGT du Groupe Lacoste Opérations ont demandé à la direction, lors de la réunion du CSE du 21 mai, une revalorisation de la prime transport. Une demande balayée d’un revers de main.

Face à ce refus, le syndicat CGT du Groupe Lacoste a déposé une demande de réouverture des négociations annuelles obligatoires (NAO). Dans celle-ci, la CGT indique que le niveau actuel de l’inflation « a obligé le gouvernement à réactualiser mécaniquement le SMIC (pour la deuxième fois cette année). Celui-ci devrait augmenter d’environ 2,4 %, soit une hausse d’environ 44 € bruts par mois, pour atteindre un salaire mensuel  d’environ 1 806 € bruts à compter du 1er juin 2026. Cette correction automatique du SMIC a tassé les autres coefficients de notre grille de classification… ».

La CGT demande donc une nouvelle augmentation générale des salaires de 2,4 % à compter du 1er juin 2026, ainsi que l’inscription rapide de l’ouverture de cette négociation à l’agenda social de l’entreprise.

Au moment où ces lignes sont écrites, la direction n’a pas encore fait connaître sa réponse. Contactée par nos soins, la CGT Lacoste indique qu’elle prendra les dispositions nécessaires pour informer les salariés et décider avec eux des actions à entreprendre, si nécessaire.

Le syndicat fait valoir qu’en matière de répartition des résultats de l’entreprise, qui bénéficie toujours d’une croissance à deux chiffres, ce sont les ouvrières et les ouvriers - environ 300 sur les 1 400 salariés du groupe - qui demeurent les moins bien lotis.

Ainsi, une salariée nous confie avec amertume : « Après 18 ans de boîte, j’ai été rattrapée par le SMIC il y a deux ans. »

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