
Nous sommes à un an des élections présidentielles. Nous allons devoir subir le blablabla des candidats de la droite et de l’extrême droite, qui ne sont pas avares en la matière.
Regardons par-dessus notre épaule, pour nous remémorer les promesses de campagne de nos illustres baratineurs. Ils avaient suscité l’espoir des citoyens avec leurs catalogues de bonnes intentions, avant d’être frappés d’amnésie. Les promesses se sont vite transformées en calvaire. En voici quelques exemples en vrac.
Pour Sarkozy, on se souvient des voyages en jet ou yacht privé prêtés par qui, on se le demande… Bolloré ! À partir de là, nous savions à quoi nous en tenir. Il nomma des proches à la tête de banques (Dexia, Banque Populaire), ce roi de l’esbroufe créa un ministère du développement durable, mais… sans l’agriculture ni l’énergie, il réduisit de 85000 postes la fonction publique, il déclara en 2009, « il n’y a plus de paradis fiscaux, on a tout moralisé », de sa bouche cela prenait une saveur particulière, il soutint ostensiblement les pires dictatures (Libye, Tunisie, Syrie) et reçut Kadhafi en grande pompe à Paris, il supprima la police de proximité, il défiscalisa les heures supplémentaires, ce qui accéléra la destruction de l’emploi intérimaire. Il restera le président des réseaux occultes qui mélangea, hors diplomatie, de gros intérêts privés et la corruption individuelle. Il avait promis, avant qu’il ne le soit lui-même, de nettoyer au Kärcher les cités populaires de la « racaille ».
Hollande avec son air toujours ravi et son physique de bon gros notable, avait dit « mon véritable adversaire. Il n'a pas de nom, pas de visage, pas de parti, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu, et pourtant il gouverne. Cet adversaire, c'est le monde de la finance ». Ce qui n’empêcha pas la finance de prendre le contrôle de l’économie, de notre société et de nos vies.
Le surnom de « Flamby » dont certains l’avaient affublé en référence à un dessert flasque, ne l’a pas empêché de créer la loi « El Khomri » donnant la primauté aux entreprises dans le droit du travail. Pas si mou que cela notre « Nounours ». Emmanuel Macron, lui aussi avait bel et bien multiplié les promesses, Europe, éducation, fiscalité, santé, justice, écologie, institutions… Il ne fut jamais à un bobard près, au total, le candidat avait formulé pas moins de quatre cents engagements concrets.
L’heure est à l’inventaire et fait ressortir un bilan plus que contrasté. Pour ratisser plus large, il avait dit vouloir gouverner avec la gauche et la droite. Les gens de gauche, douce rigolade ?
Veut-il parler de Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur critiqué lors des gilets jaunes par la Ligue des droits de l’homme ou d’Elisabeth Borne avec sa réforme sur les retraites ? Comme disait Jacques Chirac, « les promesses, n’engagent que ceux qui les écoutent ».
Louis Michel
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