LA HAUSSE DES FRAIS POUR LES ÉTUDIANTS ÉTRANGERS DÉCLENCHE LA MOBILISATION
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LA HAUSSE DES FRAIS POUR LES ÉTUDIANTS ÉTRANGERS DÉCLENCHE LA MOBILISATION

Derrière les slogans technocratiques du plan gouvernemental « Choose France for Higher Education », la réalité est brutale : les frais d’inscription pourraient passer d’environ 200 euros à près de 3 000 euros pour les étudiants hors Union européenne, soit une multiplication par seize. Une mesure qui toucherait directement plusieurs centaines d’étudiants dans l’agglomération troyenne.

Une université réservée aux plus riches

Le gouvernement prétend renforcer « l’attractivité » universitaire de la France. En réalité, il organise un tri social assumé. Ceux qui auront les moyens pourront étudier ; les autres resteront à la porte. Cette logique marchande transforme progressivement l’université publique en service payant, au détriment du principe d’universalité de l’enseignement supérieur.

Et l’inquiétude dépasse désormais les seuls étudiants étrangers. La Fédération des étudiants troyens, qui a organisé un rassemblement sur le sujet devant l’IUT le 12 mai dernier, craint une généralisation future de ces logiques tarifaires à l’ensemble des étudiants. L’UTT (université technique de Troyes) réfléchirait déjà à une évolution de ses frais de scolarité, avec des systèmes inspirés de modèles plus libéraux comme celui de la Sorbonne. Une perspective qui inquiète fortement dans un contexte où la précarité étudiante explose.

La précarité étudiante explose dans l’Aube

Cette mobilisation intervient alors que la situation sociale des étudiants aubois continue de se dégrader. Les associations étudiantes et les syndicats alertent depuis des mois sur l’augmentation du recours à l’aide alimentaire et sur les difficultés croissantes à poursuivre des études dans des conditions dignes. Pour l’Union des étudiants communistes, cette réforme symbolise une politique plus large : celle d’un enseignement supérieur soumis aux logiques du marché. Au lieu d’investir massivement dans les universités publiques, le gouvernement préfère faire payer les étudiants, sélectionner par l’argent et mettre les établissements en concurrence.

 

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