
C’est le mois le plus gai.
Quand le pavé des rues chante
Des Chants d’espérance,
Pour un monde meilleur
Où enfin le bonheur
Ne serait plus une chimère
Et où serait bannie la guerre.
Fini le temps des sacrifices
Où les mères voyaient mourir leurs fils
Pour l’intérêt de quelques-uns
Au détriment du genre humain,
Fini ces hommes et ces femmes exploités
Aux corps et à l’âme brisés,
Gâchant leur vie, pour quelques écus,
Sans même l’avoir vécue.
Fini le temps de l’exil
Vers des pays où ils croyaient trouver l’asile
Déçus d’avoir quitté leur terre
Pour y trouver la même misère.
Fini le temps des privilèges
Quand réclamer son droit est sacrilège
Le déni de justice pesant de tout son poids
Lorsque les puissants font régner leur loi.
Fini le temps de ces oiseaux de mauvais augure
Qui à la justice font parjure
Promettant de la brioche au lieu du pain
Pour faire oublier la faim.
Oh joli mois de mai,
Tu es le mois le plus gai.
Quand des faubourgs on sent s’élever
Un souffle immense épris de liberté.
Écoutons ces rumeurs qui nous enivrent
Qui nous disent quel chemin il faut suivre
Pour qu’enfin l’on puisse rêver au bonheur
Dans un monde meilleur.
Mais il ne faut pas se faire d’illusion
Quand seront finies les chansons
Le monde n’aura pas changé
Tout restera à faire pour le transformer
Michel Grossmann
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